Ministère pour un Monde Meilleur

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mercredi 16 mai 2012

Vers une révolution normale ?

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A peine intronisé, le nouveau président de la République s’envoie en l’air et se prend un coup de foudre… De quoi inaugurer une présidence que le nouvel homme fort de l’Elysée veut « normale » ? Pendant ce temps les nouveaux opposants apprennent l’opposition. Normal.

Nul besoin d’être un politologue estampillé Sciences Po, ENA, EHESS, CEVIPOF, INSEE ou encore IFOP pour se douter qu’en fonction du déroulement de la campagne présidentielle pour laquelle je me force de ne pas la qualifier de pestilentielle, les rois du pétrole de l’ancienne majorité présidentielle (elle, quoique…) se retrouvent pris sur une logique d’affrontement permanent qu’ils se sont ingéniés à nous servir à grands renforts d’anathèmes, de mises en garde, de mauvaise foi, de cris d’orfraie, de hurlements de dépit, de colère, de rage sourde ou encore de glapissement hystériques.

Car si, à juste titre dans une démocratie, l’ancien président a réuni autour de lui un nombre importants de supporters, ses plus connus et fidèles soutiens se sont engouffrés dans un filon (avec un seul « L ») tenant plus de la posture de hooligans que de la décontraction de supporters venus en famille. Ainsi, depuis l’élection de M. Hollande, les thuriféraires de Saint Nicolas continuent à nous servir des plats, qui s’ils ne sont assurément pas halal, restent à la fois bien gras et réchauffés. Ainsi, l’inénarrable Nadine Morano continue-t-elle son show en moins de 140 caractères à la gloire de l’ancien président et au détriment du nouveau. Bien moins que légère, l’ancienne ministre de la poissonnerie continue de s’épancher sur son compte Twitter dans une sorte d’apothéose de la finesse et de l’analyse politique réunies. Jugez plutôt, le 12 mai : « Le drapeau tricolore abandonné aux drapeaux rouges et étrangers... » ou encore le 15 mai : « Entre la France et l'Allemagne il y a la foudre... Mauvais présage ».

Certes, Mme Morano n’est pas la seule à s’épancher sur le web avec la finesse qui caractérise les opposants d’aujourd’hui, mais elle est emblématique du vide sidéral qui envahit la politique à grands coups de poursuites à moto, de reportage sur les familles des politiques ou d’éditoriaux dont l’indigence dispute à la recherche de l’émotion, le tout au détriment de la raison. Ainsi, a-t-on pu entendre de la bouche (d’égout ?) de la maire d’Aix en Provence cette inoubliable sentence : "Même si M. Hollande est proclamé président de la République, je ne pense pas qu'il soit légitime. ... Je ne crois pas qu'il soit en capacité ni en compétence pour diriger ce pays ... En tout cas, physiquement, il ne donnera pas l'image d'un président de la République ... J'aurais aimé un président qui ait plus de prestance et pas qu'il agite ses petits bras comme il le fait dans tous ses meetings ». De la réflexion politique de haute volée, comme chacun peut le constater.

Mais tout ceci sera-t-il durable ou éphémère ? Est-on condamné à subir les irréparables outrages à la pensée ou au contraire va-t-on retrouver, le combat politique pour le duo présidentielle/législatives une fois passé, une sorte de tranquillité dans les discours politiques qui ne fasse plus appel aux bas instincts comme les effets de meute (conjugués aux insupportables « éléments de langage »), la flatterie la plus flagorneuse envers des hommes jugés providentiels, où les anathèmes envers tout ce qui est différent de soi, appartenance politique, ethnique, religieuse, habillement et même longueur des bras !

Ou alors va-t-on retrouver une sorte de « normalitude » qui permet aux adversaires de défendre un point de vue ou une image du monde dans le cadre d’un débat ou d’un dialogue républicain ? C’est tout le mal que l’on peut souhaiter à l’équipe gouvernementale cornaquée par un premier ministre, qui s’il revêtait un collant et une cape pourrait se voir affubler du sobriquet de « super Ayrault ».

Le mot de la fin au cinéaste canadien David Cronenberg, réalisateur des films « Faux-semblants » et « A history of Violence » qui a dit un jour : « La normalité est une expérience plus extrême que ce que les gens veulent communément admettre ».

Alors, prêts pour une révolution… normale ?

mercredi 9 mai 2012

Des icônes, comme la lune ?

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Les urnes ont donné leur verdict dimanche dernier. Nicolas Sarkozy ne fera pas de deuxième mandat. Après une campagne qui aura été rarement aussi nauséabonde, c’est le challenger François Hollande qui devra recoller les morceaux d’une République qui n’est plus tout à fait « une et indivisible ».

Cinq ans, peu ou prou, qu’une bonne parie du pays attendait çà : rendre la monnaie de sa pièce à l’occupant de Élysée, Président certes, mais accessoirement de la République. Du Fouquet’s à la Mutualité, le show quinquennal de Nico 1er aura peiné pour tenter de gommer un certain nombre d’erreurs ou d’atermoiements. Ainsi, en cinq ans, celui qui fut le chantre de la diversité française, celui qui nomma ministres un certain nombre de ses sarko-girls à des postes… visibles, se mua en porte-parole de l’ostracisme, en thuriféraire de la division, en supplétif d’un lepénisme autant dans l’air du temps qu’une saillie verbale de l’inénarrable Mickaël Vendetta, à savoir, complètement ringard sous des atours modernes et ne répondant à des questions que par des sentences directes piochant dans un lexique d’une cinquantaine de mots, en comptant large.

Mais je m’égare, revenons à nos moutons, de ceux que l’on n’égorge pas dans une baignoire mais devant les caméras de télévision. Ainsi en 2007, un certain nombre de personnes plus ou moins bien intentionnées applaudissaient à la nomination du fameux et fumeux trio, « Rama, Rachida, Fadela », trio qui au fur et à mesure des pérégrinations sondagières dispendieuses et quotidiennes finit par laisser sa place de plus ou moins bon gré. Mais cette élite de la république sarkozienne, ces fines gâchettes de la répartie aussi vide qu’une promesse électorale, ces amazones du libéral-bonapartisme sont revenues courir à la soupe car on ne sait jamais. Si Fadela a su résister à l’appel du 6 mai après en avoir croqué, et s’être rappelée qu’elle n’était « ni pute ni soumise », les deux autres nous ont réservé leur numéro réchauffé de soi-disant icônes de la diversité. Des icônes comme la lune ?

Ainsi, ces icônes déchues et sacrifiées sur l’autel d’un pseudo-réalisme front-nationalesque, fruit de l’école Buissonnière ne se sont pas faites prier pour venir servir la soupe populiste démocratique de la part de Rama et travailler à son futur législatif pour Rachida qui cherche à donner des coups de pieds dans le Fillon à cette occasion.

Ce cirque, ou ce barnum, comme on dit si on est américanophile ou atlantiste, n’aura pas servi à grand-chose. Le parcours rocambolesque de la diversité sauce NS a fini en eau de boudin (blanc ou noir, ne soyons pas sélectifs !) dont on peu dire qu’elle est soluble dans les thèses d’une extrême droite relookée en une sorte de blonde mi pulpeuse (mais pas halal) mi gretchen. Si on ne regrettera pas longtemps Rama et Rachida, on regrettera toutefois que celui qui se disait issu de la diversité, leur mentor menteur, ait fini par se croire le chevalier blanc de la France du vrai travail ou de la terre qui ne ment pas et le pourfendeur des corps intermédiaires et de la viande halal.

Car si Sarkozy c’est fini, la course à l’échalote derrière le FN par l’UMP ne fait que commencer. La droite populiste, pardon populaire, reste en embuscade pour créer des ponts entre extrémité de la droite encore un tant soit peu républicaine et l’autre, l’extrême droite, celle qui reste en marge du pacte républicain, nonobstant les brevets de respectabilité décernés par les supporters du président sorti. On notera, en le regrettant, que cette campagne dans les médias a installé durablement les thèses les plus réactionnaires, le plus nationalistes, les plus populistes, les plus racistes en supprimant les garde-fous républicains qui jusqu’à lors empêchaient les thèses issues de l’extrême droite de se propager comme une traînée de poudre dans le corps électoral français et dans les partis dits républicains.

On laissera par fair-play le mot de la fin au président sorti himself, qui déclara en 2007 à Alger : « Il n'y a rien de plus semblable à un antisémite qu'un islamophobe. Tous deux ont le même visage, celui de la bêtise et celui de la haine » mais qui déclara cinq ans plus tard : « Marine Le Pen a le droit de se présenter, donc elle est compatible avec la République ».

Non, on préférera terminer avec une autre citation de 2007 en lui reprochant de ne pas s’être assez écouté : « À trop vouloir expliquer l'inexplicable, on finit par excuser l'inexcusable ».

CQFD…

jeudi 3 mai 2012

Vous reprendrez bien encore deux débats, Monsieur S ?

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Il voulait en découdre, aplatir François Hollande comme une crêpe. Il voulait même trois débats. Et bien, allons-y ! Donnez-nous deux autres débats, monsieur le président-sortant !

Le « grand » débat de l’entre deux tours a donc eu lieu hier soir. Manifestement, un candidat a pris l’ascendant sur l’autre, à tel point qu’un téléspectateur ignorant tout de la vie politique française aurait pris le challenger pour le tenant du titre et inversement.

Oh bien sûr, pendant le débat et après, la Cour déroule péniblement ses satisfecit au Président en accablant son challenger de tous les maux et vices possibles.

Le candidat corrézien se voit donc, par exemple, épinglé par une Nadine Morano plus fine que jamais qui l’a vu faire preuve de… "légèreté". Pour la championne de l’artillerie lourde et des arguments aussi plombés que des semelles de chaussures de scaphandrier (en eaux troubles), le qualificatif ne manque pas de sel. D’ailleurs, pour la ministre de l’apprentissage, « Ce débat était entaché par les insultes du côté de François Hollande et de son équipe ». CQFD : « petit calomniateur », « menteur », jusqu’au joker, abattu sur la table en fin d’émission : la très classieuse carte DSK…DSK, dont, souvenons-nous, François Hollande a été le compétiteur très tôt alors que personne ne lui donnait une chance face au flamboyant directeur du FMI.

Étonnant ? Non ! La campagne 2012 n’a pas seulement manqué d’écologie, elle a aussi installé un climat et une atmosphère politiques sentant autant le renfermé qu’un poème de Brasillach ou qu’une « pensée » (sic) d’obédience canine de Lionel Lucca.

Mais ça n’est pas grave. Les politiques qui ont animé la haute pensée droitière, de la droite dite « populaire » au cabinet élyséen, des ministres les plus godillots aux secrétaires d’état les plus reconnaissants, des députés bientôt dépités aux élus locaux les moins à cheval sur les principes, l’argumentation basée depuis cinq ans sur des éléments de langage fournis aimablement par des publicitaires se retournent contre celles et ceux qui ont cédé à la facilité d’un martelage plus gavant que roboratif, plus vide que l’espace intersidéral.

Car dans cette élection au moins (ce qui n’exclut pas la précédente), c’est toute la droite ou presque qui a cédé à la facilité argumentaire. Pas de projet, des propositions du président sortant (et bientôt sorti ?) piochées chez les gars de la Marine (beaucoup) ou dans le vivier orange (beaucoup moins), un rappel de la gauche au pouvoir il y a dix ans autant responsable de tous les maux du pays que les immigrés ou les Français d’origine étrangère, les sempiternelles accusations infondées sur les piscines non mixtes ou la viande hallal dont on forcerait nos chères têtes blondes à s’empiffrer dans les cantines de la République, bref, du près du bonnet, du bas du front.

Dans cette campagne autant ratée qu’atroce de la part du Président sortant et de ses thuriféraires, on comprendra que les militants de droite jouent jusqu’au bout la fidélité à leur poulain. Mais il faudra qu’ils tirent les leçons d’un aveuglement collectif qui n’a pas réussi à ouvrir les yeux d’un président autant aux abois sur le plan politique que, espérons-le bientôt, judiciaire (Karachi, Kadhafi, Mamie Zinzin…).

Pour ma part, même si je n’ai pas été déçu par le débat entre les deux personnes, il me reste et j’imagine que je ne suis pas le seul, un goût d’inachevé concernant la politique énergétique du candidat présenté par le PS trop nucléariste à mon goût, peu de vision d’une sixième République irréprochable et hautement nécessaire, un programme somme toute trop "raisonnable".

Mais dimanche prochain, je placerai dans l’enveloppe que je mettrai dans l’urne un bulletin François Hollande, car, malgré tout, c’est le seul possible dans le cadre d’une démocratie aussi apaisée que celle dont notre pays a besoin après ces cinq années aussi insultantes pour l'intelligence que pour une certaine idée de la démocratie.

jeudi 26 avril 2012

La droite, tous crocs dehors : une muselière, vite !

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Rarement, voire jamais, une élection présidentielle n’aura senti aussi mauvais. La droite, ou ce qu’il en reste, rafle tout ce qui lui passe à portée de main pour essayer de faire réélire l’homme-qui-court-si-vite-après-le-FN-en-le-qualifiant-de-républicain. Après l’affaire Mérah (le joker ?), c’est pendant cet entre deux tours la meute qui est lancée tous crocs dehors pour mordre dans l’électorat lepéniste d’une part, et planter ses dents dans le corps électoral « de gauche ».

Ainsi, Nicolas 1er et sa cour hétéroclite n’ont plus qu’une option : faire feu de tout bois pour siphonner les voix accordées au FN lors du premier tour. Et, c’est comme dans le cochon, tout est bon. Le nom de la campagne de Hollande ? Valérie Rottweiler, comme l’annonce si élégamment le député de la Droite Populiste, pardon populaire, Lionel Luca. Quelle finesse, quel trait d’esprit ! Et c’est un avis de connaisseur, Luca faisant partie des pit-bulls du sud est de la France.

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vendredi 20 avril 2012

Eva, dimanche...

... évidemment !

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Joly vote à toutes et tous.

mercredi 18 avril 2012

La fin d’un règne ?

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Dimanche prochain a lieu le premier tour de l’élection présidentielle. Un certain nombre d’électrices et d’électeurs ont des fourmis dans les doigts. Il leur tarde de pouvoir virer l’imposteur, à défaut de lui faire subir le sort de Marie-Antoinette…

Cinq ans. Cela fait cinq longues années que bon nombre d’électeurs aspirent à remplir leur devoir civique : virer le plus gros boulet de la Cinquième République finissante, voire pourrissante. Car si l’occupant à titre précaire du palais de l’Elysée a une forte chance (à défaut de France forte) de se voir poussé vers la sortie, l’aspiration à changer d’air du peuple, celui convoqué et confisqué par bon nombre de candidats, sera plus forte que la tentative de s’accrocher à un pouvoir qui semble lui échapper de plus en plus. Le récent épisode du Crillon avec en guest stars les époux Balkany et leur plateau-télé à 9500 € pendant que les grosses fortunes du CAC 40 déjeunaient dans le salon, ça ne s’invente pas, Marie-Antoinette, quel symbole !

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jeudi 5 avril 2012

France-Rwanda : 18 ans d’impunité

Alors que le Rwanda s'apprête à commémorer le 18ème anniversaire du génocide des Tutsi du Rwanda de 1994, on peut constater 18 ans après que la justice française n'a pas été aussi résolue et efficace que la justice allemande, belge ou canadienne, notamment en ce qui concerne les génocidaires présumés sur leurs territoires respectifs... L'association Survie a publié un communiqué sur ce problème récurrent...

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France-Rwanda : Complicité française dans le génocide des Tutsi, 18 ans d’impunité

Communiqué de l'association Survie, le 5 avril 2012

Le 7 avril prochain est le dix-huitième anniversaire du déclenchement du génocide des Tutsi au Rwanda. Depuis 18 ans, aucun présumé génocidaire vivant dans notre pays n’a encore été jugé, pas plus que leurs complices français. Depuis 18 ans, Survie réitère ses revendications de vérité et de justice, et demande l’instauration d’un véritable contrôle de la politique de la France en Afrique.

L'instruction des six plaintes contre X, déposées en 2005 par des victimes tutsi pour « complicité de génocide et complicité de crime contre l'humanité », visant des militaires français ayant participé à l'opération « humanitaire » Turquoise, pourrait continuer à être retardée si le pôle judiciaire « génocides et crimes contre l'humanité », opérationnel depuis le 1er janvier 2012, n'est pas rapidement doté de moyens plus conséquents. Par ailleurs, des éléments essentiels permettant d’éclairer l'implication française dans le génocide des Tutsi restent toujours couverts par le secret défense. Un acteur aussi central que Paul Barril n'a toujours pas vu son rôle, pendant et après le génocide, éclairci par la justice ou par des parlementaires : il n’a même pas été entendu par la Mission d’Information Parlementaire de 1998.

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mercredi 28 mars 2012

Démocratie : Sénégal – Mali : 1-0

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On ne parle pas de sélections nationales, mais d'élections présidentielles. La semaine dernière, le Sénégal a concrétisé une occasion. Les militaires mutins maliens de Bamako finiront-ils par marquer contre leur camp ?

La semaine dernière fut riche en émotions politiques dans le cadre de l’ancienne AOF. En effet, après un début de match difficile, les Lions de la Terenga ont fini par envoyer à la retraite leur coach qui malgré les mauvais résultats de son équipe et de sa méthode tentait de s’accrocher à son poste pour un règne qui aura même duré bien plus longtemps que l'interminable mandat de Raymond Domenech.

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mercredi 21 mars 2012

Human Bomb 2 : le 11 septembre de Sarkozy ?

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Les tueries de Toulouse et de Montauban semblent connaître leur épilogue deux jours après les derniers meurtres commis dans l’école Ozar Hatorah. Même si le nombre de victimes n’est pas comparable avec celui des Twin Towers, le 19 mars 2012 sera-t-il à Sarkozy ce que le 11 septembre 2001 fut à George W ?

Nonobstant les théories conspirationnistes énonçant que le 11 septembre aurait été une affaire montée de toutes pièces, et non une pièce montée, il nous est permis aujourd’hui d’entrevoir un débouché similaire sur le plan politique entre les deux événements que l’on peut qualifier d’attentats. Certes, si bien des différences existent entre ces deux dates funestes, quelques similitudes peuvent nous permettre de les relier et d’envisager cette année une réélection dans un fauteuil du candidat sortant.

Tout d’abord, l’effet de choc a joué à plein. Comme dans chaque drame vécu collectivement, le pays est sous l’émotion, palpable dans les grands médias à renfort de directs live, de dramatisation, d’emphase voire de lyrisme journalistique auxquels s’est joint l’ensemble ou presque de la classe politique. Le pouvoir n’a pas hésité à dramatiser jusque dans les écoles primaires en unissant la nation scolaire dans une minute de silence.

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mercredi 22 février 2012

Sauve qui peut

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Çà y est, notre bon président Nicolas 1er vient de se déclarer candidat. Sa déclaration marque la fin d’un suspense insoutenable et le début d’une campagne électorale qui, n’en doutons pas, sera digne, forcément digne…

C’est donc sur TF1 que l’occupant, certains diront squatter, de Élysée a officiellement annoncé sa candidature pour se succéder à lui-même. Certes, on aurait préféré que le mari de Carla fasse preuve d’un peu plus d’imagination et d’originalité qui soient plus en cohérence avec les idées qu’il défend. Ainsi, pourquoi ne pas avoir, pour faire peuple, présenté sa candidature dans des médias plus appropriés ? Le candidat du peuple qui se déclare dans l’Humanité ou dans Paris-Turf, cela aurait eu un peu plus de gueule, mais bon.

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mercredi 15 février 2012

Le prix du colonialiste de l’année revient…

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Comme chaque année, lors de la semaine anticoloniale, le prix du colonialiste de l’année sera décerné aux plus méritants des esprits, si j’ose dire, coloniaux. Cette année encore la bataille fait rage. Dans la si belle France de Sarkozy 1er, il y a de la concurrence et l’embarras du choix…

Organisée par l’association Sortir du colonialisme depuis 2008, la semaine anticoloniale se termine en point d’orgue avec la remise du prix du colonialiste de l’année dont le vainqueur ne vient jamais chercher son prix. L’an dernier, Brice Hortefeux l’avait emporté d’une courte tête sur Michelle Alliot-Marie, alias MAM. Les deux faisaient la paire puisqu’ils n’ont ni l’une ni l’autre survécu au remaniement ministériel du 27 février 2011.

Cette année encore, la lutte est serrée. En effet, outre que les nominations se sont ouvertes à de jeunes espoirs, on remarquera que la concurrence dans le domaine de l’abjection raciste et coloniale est forte. Le climat nazi ah bon, qui peut se prononcer également nauséabond favorise l’émulation entre les thuriféraires du régime. Mais si cette ambiance si propice pourrait retomber l’an prochain en cas d’alternance rose, gageons que l’esprit colonial si cher au cœur de notre grande nation survivra. D’ailleurs, Laurent Fabius a déjà pris une longueur d’avance en allant présenter ses hommages au président gabonais Ali Bongo. Bref, le réservoir à pulsions coloniales n’est pas près de se tarir comme on dit à l’heure du thé à la menthe au Caire…

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mercredi 1 février 2012

France – Sénégal : zéro partout ?

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Outre un passé plus ou moins partagé, le Sénégal et la France partagent des points communs. Que ce soit dans la vie politique ou le football, et bien que distants géographiquement, les deux pays ont à faire face à des problèmes qui se ressemblent…

L’élimination précoce des Lions de la Terenga de la CAN 2012, pour les pronostiqueurs avertis de la chose footballistique ressemble étrangement à une déroute française sous les cieux sud-africains en 2010. En effet, l’équipe de Sénégal s’est fait éliminer de la compétition comme… des Bleus. Les causes ? Une trop forte assurance des joueurs qui brillent dans leurs championnats respectifs et un collectif… assez peu collectif, l’impression que chacun des joueurs joue pour les caméras et donc pour sa propre image plutôt que pour son « équipe » avec des guillemets, car justement dans les deux cas, d’équipe, il n’y en a point…

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