Avoir été
pendant ces quatre dernières années chroniqueur à Primonde relevait de la
gageure. Pondre un billet d’humeur et d’humour toutes les semaines relevait
d’un exercice de style qui a été très enrichissant, non pour le portefeuille ou
le compte en banque, mais à bien d’autres égards…
En effet, cette chronique quasi-hebdomadaire qui introduisait, en tout bien tout honneur, une émission de la radio HDR s’appelait au départ « Chroniques d’un monde malade ». Le premier billet, si mes souvenirs sont exacts, s’intitulait « Afrique, la poubelle région du monde » et poussait un coup de gueule contre un occident très, trop, prompt à se débarrasser de ses vieilles merdes au sud de la planète et notamment en Afrique.
On savait bien que la source n’était pas
tarie. On entend moins Zemmour, il y a donc une place à prendre. Il s’était
déjà illustré et là, il se lâche. Je veux bien sûr parler du phare de France
Culture, su soleil de la pensée, Alain Finkielkraut…
La
cuvée 2009 du prix Goncourt a montré que la majorité présidentielle a du plomb
dans l’aile et que sa stratégie de com commence à être un peu trop visible,
prévisible voire risible. Un pit-bull qui monte au créneau, un ministre qui se
déballonne et un écran de fumée masquant les vrais problèmes. Le tout dans une
ambiance de précampagne des Régionales.
Organisés tous les quatre ans,
l’année suivant les JO, les Jeux de la Francophonie se sont déroulés à
Beyrouth, du 27 septembre au 7 octobre. Dans l’indifférence la plus
totale…
La
vie nous y a habitués, bien souvent les enfants suivent les traces de leurs
parents. Ainsi, dans de nombreux champs professionnels, il n’est pas rare de
constater que les rejetons essaient de se faire un prénom à la suite de
carrières plus ou moins « successful » de leurs géniteurs.
Un fils de boucher était pendant longtemps destiné à la boucherie, un fils ou
une fille d’avocat prenait le chemin du barreau, un enfant de chanteur tâtait
du microphone voire du microsillon, un gosse de comédien montait sur les
planches, un gamin de chômeur pouvait prétendre au chômage, ou encore un môme
de politicien se lançait sur les pas de son père. Les exemples ne manquent donc
pas pour illustrer l’adage populaire (le pléonasme est offert) :
« tel père tel fils ».
La saison Primonde se termine aujourd’hui.
A l’occasion de cette dernière émission avant la rentrée, l’équipe tient à
remercier Nicolas Sarkozy pour nous avoir permis de gloser, disserter,
discuter, blablater, déblatérer sur le remaniement ministériel et tout le reste
ainsi que pour toute la joie et la bonne humeur que le roi, pardon le
président-soleil nous offre en ce début d’été…
Le phénix gabonais est mort. Puis
ressuscité quelques heures, puis mort à nouveau. Son décès, comme sa vie n’aura
été qu’une caricature. Voici donc un petit retour sur les faits et les méfaits
du plus ancien dictateur africain.
La République Fédérale du Nigeria a comme
première particularité d’être le pays le plus peuplé d’Afrique par plus de 140
millions d’habitants dont près de 10 vivent dans l’ancienne capitale Lagos,
deuxième ville d’Afrique après Le Caire. Mais le Nigeria, ce n’est pas
seulement les Super Eagles ou Fela Anikulapo Kuti. C’est aussi le
pétrole…
Madame la compagne du Ministre
des Affaires Etranges (oui, oui…) de la France a été l’heureuse récipiendaire
d’une double nomination au sein de l’audiovisuel français à destination du
reste du monde. Heureuse ? Pas tant que ça. Son action à la tête, excusez
du cumul, de RFI et de France 24 ne soulève pas l’enthousiasme, c’est le moins
que l’on puisse dire des salarié de la station de radio et de la chaîne de
télévision…
Quelques chefs d’états africains commencent à
se faire du souci quand à l’indépendance d’une partie de la Justice française.
Ainsi, les présidents du Gabon, du Congo B ou de Guinée Equatoriale sont sous
le coup d’une enquête pour « blanchiment » (oui, en Afrique, je
sais…), « recel de détournement de fonds publics » ou encore
« abus de biens sociaux » et « abus de
confiance»…
Ainsi, l’Organisation des Nations
Unies a-t-elle ressenti le besoin d’organiser sous sa propre égide une
« conférence internationale sur le racisme ». Il est étonnant que les
médias aient tous repris cette expression, « sur le racisme », car
l’intitulé était en fait « conférence d’examen de Durban » pour
évaluer les progrès réalisé depuis la Conférence mondiale contre le racisme, la
discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance tenue à Durban en
Afrique du Sud en 2001.
Le Président Sarkozy aime les visites en
coup de vent et peut-être encore plus lorsqu’il s’agit d’aller rendre visite à
ses homologues africains. Son récent voyage au pas de course dans les deux
Congo et au Niger en moins de 36 heures, outre le fait qu’il renforce l’image
de Speedy Gonzales de la politique qui colle décidément au petit Nicolas,
serait-elle révélatrice du nouveau visage de la Françafrique sponsorisée par
Bolloré et Areva ?
