
L’affaire Strauss-Kahn aurait-elle libéré la parole sur les rapports qu’entretiennent certains politiques avec la « chose », euh, comment dire, les choses de la vie, bref, en clair, le sexe ? Une situation dans laquelle se retrouvent pêle-mêle hommes politiques, médias, accusateurs, victimes et coupables présumés, orifices divers et échanges de fluides…
Si selon Clausewitz, la guerre est « la continuation de la politique par d’autres moyens », nous pouvons nous demander à la lumière du climat qui règne en ce moment dans le microcosme politico-médiatique, si finalement la politique ne serait pas « la continuation de la sexualité par d’autres moyens » à moins que ce ne soit l’inverse. En effet, depuis le grand déballage sur les emballages express de DSK avant le « troussage de domestique » évoqué par un autre Kahn, on commence à entendre de belles histoires pour l’édification des masses sur les libidos exacerbées des thuriféraires de la démocratie à la sauce Cinquième République dont le priapisme confine, selon la sagesse populaire, à la bonne santé.

Depuis que la nouvelle est
tombée dimanche à propos du crime présumé commis par DSK, les médias nous font
le coup de la couverture intégrale. Plus rien ne se passe dans le monde. Les
autoproclamés experts du tout et du n’importe quoi savent. Tout. Et son
contraire…
L’absolution des militants
footballistiques des quotas est en cours. Un petit nettoyage de printemps où
l’on tape sur les doigts de quelques lampistes au lieu de faire la grande
lessive. Bref, dans le foot français, on lave plus blanc que
blanc.
Eric Arthur Blair était un écrivain
et un visionnaire. Plus connu sous le nom de George Orwell, il publia entre
autres «Une histoire birmane», «La Ferme des animaux» et surtout «1984».
Soixante ans après sa mort, les craintes de l’écrivain ont été dépassées par un
monde qui marche sur la tête…
Alors qu’il était maire de Neuilly
mais aussi et déjà Ministre du Budget et porte-parole du gouvernement, Nicolas
Sarkozy mettait le pied sur le premier barreau de l’échelle qui allait le faire
grimper vers l’Elysée en s’illustrant lors de la prise d’otages dite « de
la maternelle de Neuilly. Aujourd’hui Président de la République Française
d’une part et au plus bas dans les sondages, Nicolas 1er nous fait-il un remake
de l’épisode de la maternelle ? Avec Kadhafi dans le rôle de Human Bomb et
Sarkozy se rêvant maître du monde ?
…qui vont sur l’eau ont-ils des
candidats à l’immigration dans leurs soutes renvoyés de l’autre côté de la
Méditerranée ? C’est la question qu’on peut se poser après le remix de
cette chanson enfantine par une obscure députée UMP qui se verrait tellement
future ministre ou secrétaire d’état.
Alors que l’ensemble du monde arabo
musulman bouge, frémit, manifeste, twitte, se soulève, déboulonne les
dictateurs, bref, révolutionne, il semble que dans la France d’aujourd’hui,
rien ne bouge, ne frémit ou ne change. Mise en cause pour ses relations
ambigües avec l’ancien régime tunisien, la ministre française des affaires
étrangères essaie de rester droite dans ses bottes de plus en plus étroites et
crottées…
Les ministres aussi partent en
vacances. Et pas n’importe lesquelles. Tant mieux pour eux. Seulement leurs
agences de voyages ne sont pas ouvertes au citoyen lambda. Et là, tant pis pour
nous…
Quelques dizaines d’heures
avant la chute finale de Ben Ali, la Ministre des Affaires Etrangères, digne
successeure de son prédécesseur a commis une belle bévue. Encore de quoi
rehausser le prestige de la France aux yeux du monde !
