
Il voulait en découdre, aplatir François Hollande comme une crêpe. Il voulait même trois débats. Et bien, allons-y ! Donnez-nous deux autres débats, monsieur le président-sortant !
Le « grand » débat de l’entre deux tours a donc eu lieu hier soir. Manifestement, un candidat a pris l’ascendant sur l’autre, à tel point qu’un téléspectateur ignorant tout de la vie politique française aurait pris le challenger pour le tenant du titre et inversement.
Oh bien sûr, pendant le débat et après, la Cour déroule péniblement ses satisfecit au Président en accablant son challenger de tous les maux et vices possibles.
Le candidat corrézien se voit donc, par exemple, épinglé par une Nadine Morano plus fine que jamais qui l’a vu faire preuve de… "légèreté". Pour la championne de l’artillerie lourde et des arguments aussi plombés que des semelles de chaussures de scaphandrier (en eaux troubles), le qualificatif ne manque pas de sel. D’ailleurs, pour la ministre de l’apprentissage, « Ce débat était entaché par les insultes du côté de François Hollande et de son équipe ». CQFD : « petit calomniateur », « menteur », jusqu’au joker, abattu sur la table en fin d’émission : la très classieuse carte DSK…DSK, dont, souvenons-nous, François Hollande a été le compétiteur très tôt alors que personne ne lui donnait une chance face au flamboyant directeur du FMI.
Étonnant ? Non ! La campagne 2012 n’a pas seulement manqué d’écologie, elle a aussi installé un climat et une atmosphère politiques sentant autant le renfermé qu’un poème de Brasillach ou qu’une « pensée » (sic) d’obédience canine de Lionel Lucca.
Mais ça n’est pas grave. Les politiques qui ont animé la haute pensée droitière, de la droite dite « populaire » au cabinet élyséen, des ministres les plus godillots aux secrétaires d’état les plus reconnaissants, des députés bientôt dépités aux élus locaux les moins à cheval sur les principes, l’argumentation basée depuis cinq ans sur des éléments de langage fournis aimablement par des publicitaires se retournent contre celles et ceux qui ont cédé à la facilité d’un martelage plus gavant que roboratif, plus vide que l’espace intersidéral.
Car dans cette élection au moins (ce qui n’exclut pas la précédente), c’est toute la droite ou presque qui a cédé à la facilité argumentaire. Pas de projet, des propositions du président sortant (et bientôt sorti ?) piochées chez les gars de la Marine (beaucoup) ou dans le vivier orange (beaucoup moins), un rappel de la gauche au pouvoir il y a dix ans autant responsable de tous les maux du pays que les immigrés ou les Français d’origine étrangère, les sempiternelles accusations infondées sur les piscines non mixtes ou la viande hallal dont on forcerait nos chères têtes blondes à s’empiffrer dans les cantines de la République, bref, du près du bonnet, du bas du front.
Dans cette campagne autant ratée qu’atroce de la part du Président sortant et de ses thuriféraires, on comprendra que les militants de droite jouent jusqu’au bout la fidélité à leur poulain. Mais il faudra qu’ils tirent les leçons d’un aveuglement collectif qui n’a pas réussi à ouvrir les yeux d’un président autant aux abois sur le plan politique que, espérons-le bientôt, judiciaire (Karachi, Kadhafi, Mamie Zinzin…).
Pour ma part, même si je n’ai pas été déçu par le débat entre les deux personnes, il me reste et j’imagine que je ne suis pas le seul, un goût d’inachevé concernant la politique énergétique du candidat présenté par le PS trop nucléariste à mon goût, peu de vision d’une sixième République irréprochable et hautement nécessaire, un programme somme toute trop "raisonnable".
Mais dimanche prochain, je placerai dans l’enveloppe que je mettrai dans l’urne un bulletin François Hollande, car, malgré tout, c’est le seul possible dans le cadre d’une démocratie aussi apaisée que celle dont notre pays a besoin après ces cinq années aussi insultantes pour l'intelligence que pour une certaine idée de la démocratie.




''

Ainsi donc, le palais des sports
de notre agglomération va s’appeler «KindArena»… Un choix qui laisse rêveur.
Comme un enfant qui commence à déballer de ses petits doigts anxieux un œuf
fourré au plastique, le (la) citoyen(ne) de l’agglomération commence à
frissonner, transpirer, angoisser, espérer, s’interroger : quelle surprise
va-t-on trouver à l’intérieur ?
Le Canard Enchaîné, bien connu du public,
publie également « Les Dossiers du Canard » plusieurs fois par an. Si
les « bêtisiers » sont traditionnels chaque année ou presque, les
thèmes retenus sont pratiquement d’intérêt public et démocratique. En effet,
comme chaque semaine dans l’hebdomadaire, la rédaction du Canard y traque les
atteintes des plus bénignes au plus sérieuses contre la démocratie et son
idéal, la mauvaise foi de notre personnel politique, etc. Évidemment, chaque
numéro des Dossiers concentre le tout sur une thématique qui renforce les
collusions entre tous les travers des protagonistes de cette thématique.
