Versailles, nouvelle capitale de la France ?
Par Jean-Luc Chavanieux le lundi 4 février 2008, 22:59 - Niouzes - Lien permanent

Je ne sais pas si les Versaillais de la Cinquième (République) dansent le menuet sous les ors de l’ancien palais de Louis XIV, incarnation de la monarchie absolue. Nos parlementaires se sont en effet penchés sur une ratification par le congrès à deux pas de la résidence secondaire de notre président (enfin, notre, mais pas le nôtre, si j’ose dire, parlant de Versailles…). Un vote sans surprise et sans histoire malgré les manifestants.
Quels symboles envoyés au peuple dont la colère gronde et monte en attendant les municipales à l’occasion desquelles il semble vouloir se payer en retour ! Déjà, le congrès à Versailles, on peut dire que c’est une certaine idée de la République. Ensuite, on fait ratifier un traité par les députés et sénateurs dont les grandes lignes (dudit traité et non pas des sénateurs) ont été rejetées par le peuple et par voie référendaire à un moment où l’image de la France et de son président s’écorne grandement ici et maintenant, mais aussi ailleurs et certainement durablement.
Enfin, les secrets de polichinelle n’étant plus ce qu’ils sont avec l’action de la presse pipole ou même de la « grande » presse, le monarque élu le 6 mai 2007 a fait main basse sur la Lanterne, petite résidence de charme blottie au cœur du domaine, traditionnellement jusqu’à lors dévolue aux premiers ministres sous la Vème République. Le monarque réside donc à deux pas (de bottes ?) du congrès , de son congrès. Mais peut-être est-ce l’inverse ?
L’ambiance de fin de règne qui émane de la première année du règne de Nicolas Ier laisse présager de la déliquescence dans laquelle cette cinquième république bientôt demi-séculaire risque de plonger au cours des 4 années à venir. Les outrances du président se mueront-elles en outrages au peuple lors de ce quinquennat ? Le rejet du nouveau Tzar sera-t-il à la hauteur des espérances qu’il a suscitées ou plus fort encore ?
Allez, je retourne chez ma voyante qui lit l’avenir dans le fond du slip de Bigard en proférant des incantations « new sarkozy age » du type « travailler plus pour gagner plus ».

