Le petit jeune au look de gendre idéal n’a pas vraiment laissé de souvenir impérissable si ce n’est une certaine ressemblance avec… Harry Potter, la baguette magique en moins, marginalisé aujourd’hui pour cause de proximité chiraquienne. Et bien, le petit Martinon qui, tel une poupée, avait dit oui à Sarkozy et mis en avant pour servir la Cour, pardon le gouvernement, semblait intronisé pour son « positionnement image » plus que pour son expérience d’élu de terrain. Comme le précisent les lâcheurs dans son propre camp dont fait partie un des (petits) princes de la République, les neuilléennes et les neuilléens n’en veulent pas pour maire. Gendre idéal, certes, mais exogène…

Un parachute en vrille

Le parachutage, comme le parachutisme, peut être dangereux pour les parachuteurs comme pour le parachuté. Il ne suffit donc pas, y compris dans la véritable capitale des Hauts de Seine, d’être intronisé par le roi, pardon, le président (décidément !), lui-même ancien premier magistrat de la ville pour réussir un atterrissage en douceur.

Le parachute de Martinon s’est donc mis en vrille grâce à une collusion (voire une collision) effective du Figaro (journal progressiste à la gauche de National Hebdo) et de la droite locale. Effet d’annonce sur un sondage annonçant le désaveu des « neuilléennes et des neuilléens », micros-trottoirs assassins sur TF1 et LCI, lâchage par ses colistiers, lynchage médiatique, fin de l’épisode. L’expérience vécue par le futur ex-porte-parole de l’Elysée semble confirmer le vieil adage « plus dure sera la chute ».

De Cécilia à… Tiken Jah

L’ascension fulgurante du petit David, nous dit-on (cherchez les sources vous-même, elles ne sont pas difficiles à trouver), n’aurait pas été étrangère à la volonté de l’ancienne épouse du président (et aussi de Jacques Martin, mais c’est une autre histoire). David M. semble être lui aussi passé à la trappe des pertes et profits (tendance pertes, bien sûr) dans ce jeux de liaisons dangereuses, entré en disgrâce en même temps que son ancienne protectrice.

Mais ce n’est pas tout, celui qui se prévaut d’une amitié avec Tiken Jah Fakoly (comme nous le dit Wikipedia, reprise et citée texto -et non pas SMS…- par une multitude de dépêches de diverses agences de presse dans un gigantesque copier-coller) s’est-il rendu compte que l’amitié Bolloré-Sarkozy ou que les accords entre le locataire de l’Elysée et des chefs d’états (plus de chefs et moins d’état) comme avec Kadhafi ou Déby ? Il aurait peut-être dû ranger ses préférences musicales dans sa boîte à CD et mettre l’accent sur Faudel, Macias, Polnareff ou encore Mireille Mathieu…

Antisocial, tu perds ton sang froid

Ce qu’il y a de bien avec notre cascadeur en herbe, c’est qu’il essaie d’appliquer à sa façon les leçons du Grand Maître. Promouvoir ses goûts musicaux éclectiques en bannière de l’ouverture (musicale) ne lui a pas forcément porté chance. Le fils spirituel de Bernie Bonvoisin (ancien chanteur de Trust) a-t-il été lâché par les « neuilléennes et les neuilléens » pour suspicion de tapage nocturne au heavy metal une fois à la mairie ?

Toujours est-il que notre ex-apprenti parachutiste a finalement jeté l’éponge et que son site de campagne présente désormais une page blanche comme neige immaculée dans une station des alentours de Gstaad.

Le mot de la fin à l’ex-candidat qui déclarait il n’y a pas très longtemps : "Je n'ai aucun état d'âme à ne pas avoir d'idées personnelles, et je suis fier de porter la parole et la pensée du président".

Comme on dit à Neuilly, le pense-t-il encore ? Ici et maintenant ?

Entre amis...
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Avec Tiken Jah Fakoly et Aziz Deme (candidat Verts aux municipales à Rouen) mais... sans David Martinon