Les élections approchant, il fallait également remettre une bonne petite dose d’idéologie pour convaincre les parents d’élèves, pardon, les électeurs (enfin une catégorie d’électeurs) à voter pour ce qui a pu faire le succès de Sarkozy, à savoir la volonté de liquidation de 68.

Plus soft, plus feutré que son prédécesseur Gilles de Robien dont l’acharnement à vouloir détruire une méthode de lecture inutilisée, Xavier Darcos propose un retour à un hypothétique et fantasmée « tradition scolaire ».

Savoir ses leçons par cœur, faire de la morale un point central, se lever quand un adulte rentre dans la classe, voilà qui devrait rassurer quelques électeurs nostalgiques d’une époque qui ne fabriquait pas des chômeurs. Ouverture oblige, le volet social de la réforme qui passe par l’introduction d’heures de soutien aux élèves en difficulté, est un vernis pouvant masquer le fond du problème, à savoir la diminution du nombre d’enseignants.

Une école préparant à l’obéissance aveugle au chef, d’état, d’établissement, d’entreprise, de famille, voilà ce que le gouvernement nous prépare.