bg_d_mocratique.jpgpsebg.jpgVoici le texte de mon intervention au nom du groupe Progrès Solidarité Ecologie lors du Conseil Municipal du 16 avril à propos des fermetures de classes annoncées dans les écoles de notre commune.

Intervention Conseil Municipal du 15 avril 2008

Objet : décision de fermetures d’une classe à l’école élémentaire François Codet et d’une classe à l’école Georges Bernanos : avis défavorables

Cette année, l’Inspecteur d’Académie a choisi de fermer deux classes, une à l’Ecole Codet, une à l’Ecole Bernanos. Or, nous le savons toutes et tous : il est plus facile de fermer une classe que d’en ouvrir ou en rouvrir une après fermeture.

Nous savons également que sur notre commune, chaque année, un nombre non négligeable d’enfants est inscrit ou radié des écoles, notamment en raison des installations et déménagements dus aux mutations professionnelles.

Nous savons également que des nouvelles constructions sont prévues dans les secteurs de Bernanos et de Codet. Nous prenons acte de la date d’achèvement des immeubles collectifs de la rue de la Haie ou de la rue Delarue Leroy. Mais rien ne garantit que ces nouvelles constructions verront des enfants d’âge scolaire primaire y habiter en nombre suffisant.

Néanmoins, les chiffres sont là. Il y aura moins d’élèves l’an prochain dans ces deux écoles et 2 classes de moins. Nous tenons à signaler quelques faits à propos de ce problème :

  • La décision qui mène aux fermetures de classe n’est pas uniquement comptable, elle est également politique. Des fermetures de classe en maternelle ou primaire aux suppressions de postes de professeurs dans les lycées et collèges, le gouvernement actuel a fait ses choix. Ils ne sont pas les nôtres.
  • A l’Ecole Bernanos, la fermeture d’une classe sur 7 aura davantage d’effet qu’à l’Ecole Codet sur les effectifs des classes l’an prochain, mais aussi sur la répartition des élèves qui amènera très certainement à plusieurs cours doubles… avec des effectifs plus chargés.
  • La politique du logement dans notre commune ne porte pas que sur le bâti ou l’urbanisme. Ainsi, les prix du marché de l’immobilier et le faible taux de logements sociaux ou aidés ne favorisent pas l’installation de familles dont les enfants sont les forces vives de nos écoles.

Néanmoins, les élu-E-s du groupe Progrès Solidarité Ecologie voteront pour cette délibération même si nous regrettons qu’elle ne souligne pas la responsabilité du gouvernement dans ces fermetures.

Nous nous engageons à soutenir les actions engagées par la Mairie, les parents d’élèves et les enseignants contre ces fermetures de classe.

Nous proposons également que soit menée dans l’avenir par la municipalité une réflexion permettant d’envisager les baisses et hausses d’effectifs pour mieux les anticiper et proposer des solutions qui pourraient être basées sur les périmètres des écoles, travail qui pourrait être réalisé dans le cadre de la commission Education.