malaria.jpgLe 25 avril dernier a eu lieu la première « Journée Mondiale de lutte contre le paludisme » à l’initiative de l’OMS.

Selon l’organisation, un enfant meurt toutes les 30 secondes du paludisme / malaria dans le monde, dans les régions tropicales.

Rapide calcul

Un enfant toutes les 30 secondes, cela fait donc 2 enfants par minute, soit 120 par heure ou encore 2.880 par jour.

Ce qui fait donc 1.051.800 chaque année (non bissextile…).

Soit plus d’un million par an, ou pour aller vite 10 millions d’enfants qui meurent de malaria sur une période de 10 ans. Généralement en silence…

C’est énorme. Pourquoi ?

Parce que… Parce que les traitements ne rapportent pas assez à l’industrie pharmaceutique ? Parce que la politique médicale a fait que les souches de malaria sont de plus en plus résistantes aux médicaments ? Parce que l’état sanitaire de beaucoup de pays suit l’état de la dette ? Parce que ce n’est pas assez spectaculaire ?

Une maladie de pays pauvres ?

Comme d’autres maladies (dengue, chikungunya…), le paludisme sévit dans des « contrées » si lointaines qu’il n’est pas la priorité pour des labos qui font le principal de leurs profits sur les marchés solvables et sur les médicaments dits « de confort ».

Soit finalement, une recherche au ralenti, beaucoup plus que pour le Sida qui, lui, sévit aussi dans les pays riches...

Et les effets de tout çà ?

Outre les décès, la maladie (et je peux en témoigner pour en avoir été atteint) affaiblit les organismes et empêche toute « productivité ». On imagine non sans mal la conséquence sur le développement déjà fragile pour d’autres causes de beaucoup de pays où la malaria sévit.

Un vaccin en cours de développement se fait toujours attendre. Il faudrait selon le docteur Pierre Druilhe, directeur de l'unité de parasitologie biomédicale de l'Institut Pasteur de Paris, deux milliards de dollars supplémentaires pour que le programme mondial de lutte contre le paludisme ait les moyens de ses ambitions.


Pour en savoir plus

Le Global Malaria Programme sur le site de l’OMS (en anglais)