Beijing 08 : On n’irake pas tous au paradis
Par Jean-Luc Chavanieux le vendredi 25 juillet 2008, 12:19 - Niouzes - Lien permanent
Ainsi, le
CIO a tranché : il n’y aura pas d’équipe irakienne à Pékin pour les JO.
Certes, cette équipe ne devait être composée que de 7 athlètes, comme au choix,
les sept nains de Blanche-Neige ou les sept mercenaires. En tous cas, toujours
est-il que ces sept athlètes privés de JO ne figuraient pas parmi les favoris
de leur discipline…
Les cris d’orfraie des responsables du mouvement olympique, nonobstant la corruption –active ou passive- de ses membres lors des votes pour l’attribution des jeux zo’, la compromission avec les systèmes politiques ou économiques dominants (de Berlin 36 à Beijing 08, en passant par Los Angeles, Moscou ou Atlanta), les postulats sexistes et racistes de départ qui faisaient dire à un Baron de Coubertin qu’il n’y aurait jamais de Noirs ou de femmes dans les épreuves olympiques (alors vous imaginez pour les femmes noires…), la mainmise économique des plus grandes multinationales (retour à Atlanta ?), le marché des droits télé à la « au plus fort la pouque », bref, le CIO donc n’en est plus à une ânerie ou une contradiction près.
Outre le caractère anecdotique (sur le plan sportif) de la non participation d’un pays pour lequel les priorités semblent toutes autres qu’une compétition sportive si prestigieuse soit-elle, le CIO semble manquer de compréhension politique et nous sort des arguments plus lourds que des haltères d’haltérophiles, et plus légers qu’un ravioli vapeur. En effet, et défense de rire, c’est donc à cause de l’ « interférence » du pouvoir politique irakien dans le mouvement sportif de la même nationalité que le CIO s’est fâché. « Interférence » du politique sur le sportif ? Alors que le pouvoir central du comité du même nom du PC chinois a « interféré » dans les différentes manifestations qui ont pu avoir lieu dans quelques pays (dans d’autres, on pouvait remarquer que les manifs étaient fortement déconseillées, voire interdites…) au point de remplacer polices (parfois dures) et diplomaties (souvent molles) des pays hôtes de la flamme olympique qui risque fort de ne plus pouvoir retourner en Grèce à la fin des Jeux.
Alors, « interférences » ou pas dans un pays qui aurait pu retrouver un début de semblant d’ombre de cohésion nationale autour de ses 7 athlètes, lorsque l’on sait l’état de l’Irak aujourd’hui, on pourra trouver que le CIO ne fait pas vraiment preuve de compréhension et s’attaque aux plus petit afin de tonner de sa grosse voix de garant autoproclamé de l’intégrité du sport…
Allez, le Jeux Zo’ ne sont pas encore commencés que le ridicule a déjà envahi le CIO telle l’armée américaine un pays de supposés terroristes…

