Comment et pourquoi en est-on arrivé là ? Et bien, les arrêts de réacteurs ont été particulièrement nombreux cette année. Le quotidien Le Monde nous apprend qu’ « une quinzaine de réacteurs nucléaires sur 58 étaient à l'arrêt vendredi (30/10/09) pour maintenance, pour rechargement en uranium, ou pour avanies diverses ».

La fiabilité du nucléaire est plus que jamais légendaire. La solution de l’EPR ? Quelle solution pour une technologie qui, telle un Superphénix qui se cache la tête dans les cendres, ne résoudra en rien le problème d’approvisionnement qui semble devenir régulièrement hivernal (ou hivernalement régulier…). Car RTE semble un peu plus transparent que la maison mère, puisque cette société nous apprend que finalement la "capacité maximale" d'importation supportable par le réseau est de 9.000 MW "dans une situation de froid intense et durable (et que) le niveau d'importation pourrait (les) atteindre". Soit 9 mégawatts ou... réacteurs.

Comme le réseau électrique français n'est pas conçu pour importer de grandes quantités d'électricité mais pour en exporter, RTE pourrait donc avoir recours "à des moyens exceptionnels".

Moyens exceptionnels ? Des coupures d'électricité… Mais pour les moins malchanceux, d’où viendra l’électricité importée ? Des pays voisins qui , eux, n’ont pas fait les mêmes choix. C’était donc bien la peine de faire le choix risqué du nucléaire pour en arriver là, alors que nos voisins qui misent sur les énergies renouvelables vont nous vendre du "jus" cet hiver...

Gageons que, comme pour la crise économique et financière, ce seront ceux qui sont à l’origine de cette situation de crise qui sauront trouver les solutions permettant de s’en sortir, ceux qui ont tout misé sur l'atome et ont freiné la recherche sur les énergies renouvelables, d'où le retart français.

Vous reprendrez bien un petit verre d’EPR avec votre tranche de plutonium ?