To go or not Togo ?

Atermoiements en série pour la Fédération Togolaise de Football. « To go (back) or not to go ? » semble être une équation shakespearienne aussi longue qu’une pièce du même type. Les Eperviers ne joueront pas, joueront, ne joueront pas, joueront… et ainsi de suite. Comme l’a dit le sélectionneur, « Pour l’instant, on s’oriente vers un départ. Mais je ne peux parler qu’au conditionnel car depuis trois-quatre jours tout change toutes les deux heures ». Facile d’imaginer ce qu’il aurait pu dire deux heures après…

Un dernier espoir réside en un aménagement de la compétition pour permettre à l’équipe d’aller enterrer ses morts et de revenir. Un aller-retour Cabinda-Lomé avant de commencer la compétition. Ce serait une des questions de « principes » évoquées par un responsable de la FTF. A suivre, donc…

One cup of Kofi

Kofi Yamgnane, le plus breton des Togolais (à moins que ce ne soit l’inverse), candidat à la présidentielle contre Faure Gnassimbé a énoncé quelques vérités bien senties dont les responsables politiques et sportif du Togo sont les justes cibles : « En dépit des menaces connues, les plus hautes autorités de l’Etat togolais n’ont pas jugé utile de mettre à disposition de la sélection nationale un avion pour traverser cette zone à hauts risques. (…)Pendant que nos joueurs se faisaient tirer dessus comme des lapins, où se trouvaient les jets de la présidence de la République du Togo? ». Il faut bien sûr, nonobstant Fachoda, lire les « jdet’s », car Cabinda n’est pas qu’à un jet de pierre de Brazzaville…

Kofi a raison d’attaquer car nombreux sont ceux qui pensent que du régime ou de la fédé, il est difficile de choisir lequel des deux royaumes est le plus pourri comme aimait dire Shakespeare (le retour).

Y aura-t-il (aussi) du foot à la CAN ?

Belle soirée de football que ce premier jour de la CAN 2010. Un seul match, certes, mais autant de buts qu’en une journée de ligue 1 ordinaire de la saison passée… Quelques amis à la maison (cinq pays africains représentés), quelques pizzas et véritablement un vrai beau (et beau vrai) match de foot.

Si la coupe reste sur cette lancée, les amateurs de beau jeu vont se régaler, comme pour beaucoup de CAN précédentes. L’Angola et le Mali (les Palancas Negras et les Aigles pour faire dans l’exotisme animalier) ont offert un énorme spectacle, un drame intense et huit buts.

Les enseignements du match ? Vaut mieux ne pas voire la mariée trop belle avant. On peut estimer que ce qui a fait « perdre » le Mali c’est exactement ce qui a fait « perdre » l’Angola, enfin pour être précis et juste, fait perdre le gain des 3 points de la victoire. Le Mali était favori avant le début du match, puis l’Angola l’est devenu… jusqu’à la 79ème minute et le but de Keita.

Une bonne leçon pour les uns et les autres, certainement transposable et valable dans d’autres domaines que le foot, comme… la politique.

On pourrait donc terminer par un pseudo proverbe africain (à la fois pseudo proverbe et pseudo africain), « même le vautour doit se méfier de la hyène »…

A bientôt sur la CAN…