CAN 2010 : le G8 en route vers la finale
Par Jean-Luc Chavanieux le dimanche 24 janvier 2010, 14:17 - Niouzes - Lien permanent
Les phases de poules sont
terminées. Quelques jours de sevrage pour les inconditionnels du foot africain,
et c’est reparti jusqu’à la finale, dimanche prochain…
Géopolitique de comptoir
Les phases de poules ont donc livré leur verdict. Premièrement, la compétition est plus serrée qu’on ne l’imaginait. Il a fallu attendre les derniers matches pur connaître les dernières équipes. Seules l’Egypte et la Côte d’Ivoire étaient sûres de leur qualification. Comme quoi la « glorieuse incertitude du sport » peut être réelle, notamment dans les groupes A (Angola, Algérie, Mali et Malawi) et D (Zambie, Cameroun, Gabon, Tunisie).
La CAF a donc dû sortir la règle à calcul pour départager les 3 premiers du groupe D, avec bien sûr des grincements de dents (Gabon) et du soulagement (Zambie), voire les deux (Cameroun).
Quelles sont donc les nations qui restent encore dans le coup de cette CAN sur un plan géopolitique ? Et bien, il reste à ce stade (si j’ose dire) de la compétition, 3 pays « anglophones », 3 « francophones » (le Cameroun étant un peu des deux), un pays « lusophone » et… l’Egypte, où français et britannique se sont cru posséder une responsabilité historique (de Bonaparte au canal de Suez).
Sur un plan plus géographique, l’hémisphère austral n’est plus représenté que par l’Angola et la Zambie, l’Afrique centrale par le Cameroun, l’Afrique du Nord (ou le nord de l’Afrique) par l’Algérie et l’Egypte, le plus fort contingent venant d’Afrique de l’ouest (Ghana, Nigeria et Côte d’Ivoire). On remarquera que l’Afrique de l’est est absente de cette CAN depuis le début alors que le football y est arrivé dans les bagages de la perfide Albion bien avant d’autres pays représentés en phase finale.
Que tirer de ces quelques lignes ? Et bien pas grand-chose d’autres que des pseudo-statistiques…
Mais qu’est-ce CAF fait la CAF ?
On tirera plus certainement de cette première phase de la CAN les atermoiements de la Confédération Africaine de Football. Du mitraillage des Togolais au choix des deux qualifiés du groupe D, sa réactivité n’arrive pas à la cheville du premier omniprésident venu (au hasard…).
On remarquera que le hasard fait bien les choses. Les Palancas Negras s’étant ouvert un boulevard que l’on pourrait qualifier de « royal » (sans majuscules s’il vous plaît) tant est si bien qu’ils réussissent à gérer la pression, non pas populaire, ce qui serait certainement un mauvais jeu de mots, mais présidentielle.
En effet, on ne compte plus les plans de coupe sur Son Excellence Dos Santos (voire de Madame) durant les retransmissions, ces plans de coupe étant encore plus nombreux que la binette ou les messages présidentiels sur le site officiel de la CAN.
Une belle épreuve, malgré tout
Et malgré ce qui précède, cette coupe reste un événement sportif digne de ce nom. Quel sera le résultat du match entre Fennecs et Eléphants ?
Les Palancas Negras feront-ils descendre du firmament les Blacks Stars déjà amoindris par les blessures de leurs meilleurs joueurs ?
Les Pharaons transformeront-ils les Lions Indomptables en Lions Edentés, victime du syndrome du melon vécu par son capitaine ?
Les Super Eagles ne feront-ils qu’une becquée des Chipolopolo ou se prendront-ils les balles de cuivre dans les plumes ?
Verdict lundi soir pour connaître le dernier carré. A suivre…

