En tous cas, sur un strict plan démocratique à défaut s’être footballistique, la démocratie ghanéenne du pays de Nkrumah et de Jerry J Rawlings a su distancer sur terrain vert comme dans les urnes le régime disons, euh, autocratique d’Eduardo Dos Santos.

Et dire que l’Angolagate n’aura servi à rien dans le déroulé de cette CAN…

L’éléphant annoncé est arrivé avec un pied cassé…

Défense d’ivoire, pardon d’y voir plus clair dans l’avenir de la « génération dorée » des Éléphants. Leur match contre l’Algérie (viva ! ouane touh trri !) était pathétique par leur impuissance à se la jouer collectif. Leurs buts, des exploits individuels n’ont su venir à bout d’une équipe forgée sous les coups de pierres cairotes et d’un petit coup de pouce oserai-je dire dans l’esprit du jeu de l’arbitre qui leur a –injustement certes- refusé un but pour un hors jeu indémontrable car inexistant.

Néanmoins, pas de quoi crier à l’injustice tant le match a été déséquilibré à l’avantage des renards du désert. En clair les Fennecs ont été aussi rusés que les éléphants pachydermiques, c'est-à-dire patauds. Après leur "match" contre l'Angola les ouane-touh-trris se sont rachetés.

Il reste aux Éléphants à démontrer en Afrique du Sud qu’ils savent former plus une équipe qu’une somme d’individualités. Bref jouer plus « allez gros » que « nonnes troupeau »… Il conviendra également de ce rappeler ce proverbe qui aurait pu être africain ou eskimo si les éléphants poussaient sur la banquise : "Plus gros est le cul de l'éléphant, plus mahousse est la crotte"...

Les Cairotes ne sont pas cuits…

Et encore moins râpés. Les Pharaons se dirigent sûrement vers le sommet de la pyramide du foot africain. Ils n’ont fait qu’une bouchée, si j’ose dire, des Lions Edentés, ex indomptables.

Le collectif n’a pas explosé à cause de la somme des individualités comme leurs collègues yamoussoukrois mais de la grosse tête de Samuel Etoo qui pensait avoir gagné la CAN à lui tout seul avant qu’elle ne commence. Les Lions avait donc la tête dans l’Etoo.

Chipolopolo dans le short…

Un beau match que ce quart entre des Super Eagles aux serres émoussées par la rapidité des ces « copper bullets » qui percèrent la défense mais pas le blindage d’Enyeama le gardien nigérian.

Les Verts du Nigeria ont même eu la frousse pendant une bonne partie du match, d’où l’intertitre. Sauvés par les tirs au but et par leur susnommé goalkeeper qui nous offrit avec son collègue zambien un joli duel à la fin de cette épreuve, les Super Eagles vont se préparer à un derby anglophone de l’ouest. To be continued…

Altermondialistes vs mondialistes

Nonobstant l’élimination des Chipolopolos de Coach Renard (Hervé), la Zambie et l’Egypte, non qualifiées pour la coupe du monde au pays de Mandela et de François Pienaar ont montré le foot le plus sympa pour les premiers ou efficace pour les seconds des ces quarts.

Quant aux autres équipes sélectionnées pour le mondial, le Ghana amoindri, le Nigéria douteux et l’Algérie posant toujours quelques points d’interrogation, elles ont réussi à se qualifier sans vraiment rassurer pour la coupe du monde. Ce qui n’est pas le cas pour le Cameroun et la Côte d’Ivoire qui ont gagné leur billet de retour. Les coaches ont du souci à se faire et du pin sur la planche comme me le faisait remarquer un bûcheron landais.

Il leur reste à toutes les cinq d’avoir réussi à se mesurer lors d’une compétition officielle où elles ont pu se qualifier pour commencer. Ce qui n’est pas le cas des Bafana Bafana qui auront fort à faire dans leur phase de poules et de coqs puisqu’ils rencontreront la France en plus de l’Uruguay et du Mexique…

A suivre...