Mais, même dans l’opposition à Sarkozy, on remarque la tentation du cumul pour un certain nombre de députés ou de sénateurs, d’élus dans des exécutifs majoritaires. Outre la question morale du cumul, on peut se demander si tous aspirent à devenir des conseillers régionaux à plein temps. Auquel cas, il leur conviendra de démissionner d’autres postes souvent plus rémunérateurs et gratifiants.

Enfin, d’autres, dont Europe Ecologie, proposent des candidatures débarrassées de ces épines. Pour notre part, les candidates et candidats élus s’apprêtent à devenir des conseiller régionaux « à lein temps » car nous pensons que l’institution régionale est, d’une part, pertinente dans son échelon et ses compétences dans le cadre européen et que, d’autre part, cette institution mise en danger en même temps que la démocratie dans le cadre, cette fois, de la réforme des collectivités locales qui se profile en n’ayant d’autre sens, inavoué, que de ramener les régions dans une perspective électorale au profit de l’UMP et de ses croupions, pardon, satellites…

On retrouve le même vide quant aux visions respectives de l’institution régionale et de son rôle, voire de sa défense contre une réforme qui fera fondre les régions dans les départements au lieu de faire l’inverse tout en accélérant le bipartisme grâce au mode de scrutin désignant les futurs conseillers territoriaux.

Région 21

L’enjeu de cette élection est de désigner un exécutif pour les quatre, cinq ou six ans, on ne sait pas encore, que durera la prochaine mandature. Cet exécutif sera chargé de faire entrer la région dans le monde de l’après Kyoto, celle où il sera fini de rigoler ou de tergiverser et prendre enfin en compte les défis climatiques, énergétiques, sociales, démocratiques et démographiques à l’échelon tant local que global, les deux bouts de la chaîne.

Nous constatons encore une fois que toutes les listes ne prennent pas en compte également toutes ces données. Le potentiel écologique de notre région est ignoré. La sacro sainte coalition productiviste, celle qui défend les contournements routiers, les centrales nucléaires, l’industrie pétrochimique, l’agriculture irraisonnée, et qui néglige les transports collectifs et doux, les énergies renouvelable, la reconversion écologique de l’industrie, l’agriculture biologique, ne propose qu’une relance de la croissance comme axe central porteur de solutions à tous les problèmes.

Que notre région soit toujours en queue de liste pour les données sociales, sanitaires, éducationnelles, environnementales, économiques, et autres, ne suscite pas forcément beaucoup plus d’émotion que çà. On tente bien ici et là d’ajouter quelques compensations aux dégâts des différentes crises, on teinte même plus ou moins de vert quelques piliers des programmes, plus pour être dans l’air du temps et ne pas laisser le « monopole de l’écologie » à Europe Ecologie, justement, et aux Verts, que comme le résultat d’une réelle réflexion, participative qui plus est, en rapport avec les enjeux de demain et déjà d’aujourd’hui.

C’est d’une réelle alternative au mode de développement qui a plongé la Haute-Normandie dans une impasse dont les Haut-Normands ont besoin. Il ne suffit pas de dire aux salariés des secteurs énergétique, routier ou automobile qu’on va sauver leurs emplois pour y arriver. Encore faut-il leur proposer des solutions leur permettant de continuer à assurer une activité, des revenus et un relatif bien-être dans une région qui se turne vers l’avenir en utilisant les expériences du passé (une expérience est forcément du passé…).

Nous proposons une reconversion écologique de l’économie et donc également de l’industrie. Le savoir-faire industriel de la région ne pourrait-il pas être employé à basculer sur le secteur des énergies renouvelables (construire en Haute-Normandie les panneaux solaires dont nous aurons inévitablement besoin), des transports de demain (plus propres et moins énergivores), de la dépollution et du recyclage ? Les mesures économiques s’ajoutant là aux besoins en formation professionnelle mais également à la création de structures d’économie sociale et solidaire.

Tout cela en associant les acteurs de ces secteurs dans des états généraux en se penchant sur la définition des besoins, la mutualisation et la concertation. Sur le plan de la gouvernance, EE porte aussi des propositions pour instaurer une démocratie participative à l’échelon régional, d’une plus grande transparence et d’une meilleur relation entre les habitants et l’institution qu’on pourra plus ou moins évaluer avec le taux de participation, d’ailleurs.

Rendez-vous le 14 mars

Soit un mois après la Saint-Valentin ( !), Europe Ecologie Haute-Normandie vous donne la possibilité de voter pour un package (liste + programme) cohérent dans le cadre de l’élection proposée aux électrices (et électeurs).

En clair, pour une région responsable vis à vis de ses habitants et de la planète, qui se projette dans l’avenir en se basant sur des valeurs de solidarité et de justice, le choix sera Europe Ecologie. Plus nos propositions seront appuyées par les électeurs (et électrices), plus nous pourront peser sur la politique régionale du prochain mandat.

Alors, à vot’bon cœur, m’sieurs dames…

Pour consulter ou télécharger le programme en pdf.