En effet, pour Copé, le compagnon d’Audrey Pulvar harangue le peuple de gauche en promettant « une tutelle des banques sans que ça coûte aux contribuables. C'est ce qu'ont fait les bolcheviks en 1917 ». Diantre ! On réalise maintenant que le Maire de Meaux n’est pas aussi coulant que le Brie de sa ville et qu’il est féru d’histoire, un vrai spécialiste de l’ancien empire soviétique. On le voit bien d’ailleurs, Montebourg est pour notre historien une taupe des Soviets, un agent du KGB, un sous-marin de l’Internationale, un conducteur de Lada et même certainement un grand amateur de Vodka, russe naturellement pour mieux faire passer son caviar de Gauche.

Le fait que les votants à la primaire du PS et du PRG réunis l’aient placé en troisième position avec un score de « faiseur de roi, archi-courtisé et par Aubry et par Hollande » n’est pas, pour Jean-François C. de Meaux dans le 77, incompatible avec l’idéologie Bolchevik. Montebourg est donc un thuriféraire du féodalisme et du communisme réunis !

Bref, comme le dit Copé, « Je ne sais pas si vous voyez l'état psychologique d'une partie de la gauche française ! ». CQFD. Le chef du parti UMP est donc aussi un brillant psychologue qui a su décrypter dans le vote de dimanche dernier les stigmates d’une psychologie collective en plein désarroi et une Gauche prête à se livrer pieds (de manifestants) et poings (levés) liés à celui qui veut revenir en 1917.

Car pour notre bon Maire de Meaux, c’est bien les divisions de la Gauche qui sont responsables de cette catastrophe politique nationale. Pour l’impatient de 2017, « les divisions ne sont pas chez nous, elles sont au PS ». Les divisions ? Par exemple, celles du Pape, dont le mentor de Montebourg, Joseph Vissarinovitch Djougatchvili plus connu sous le nom de Staline demanda un beau jour de 1935 à Pierre Laval : « Le Pape ? Combien de divisions ? ». Encore un souci pour notre rempart anti-rouges car il semblerait qu’une troisième colonne existe bel et bien dans notre pays et que l’Armée Rouge se reconstitue en France sous la tendre tutelle du Lider Maximo de Saône-et-Loire.

De plus, pour en revenir à l’édile de Meaux et corroborer sa pensée lumineuse, on retiendra que le grand-père de Montebourg était boucher et donc possédait une collection de couteaux tous plus aiguisés les uns que les autres dont le petit-fls a forcément hérité dans un pays, la France, où la propriété est encore privée, grâce aux prédécesseurs de Copé qui ont su préserver notre doux pays du bolchévisme tueur de femmes et d’enfants et détrousseur d’honnêtes banquiers !

Heureusement que le ridicule ne tue pas car sinon Copé serait déjà mort plusieurs fois. Mais son intervention, elle aussi le couteau entre les dents pour débusquer le Rouge qui sommeille derrière le visage avenant d’ « Arnaud de Montebourg » comme on a pu l’entendre dans la bouche d’un journaliste d’une chaîne de télévision d’infos en continu (authentique !), son intervention, disais-je avant de digresser, aura fait pschitt car qui aujourd’hui se souvient des Bolcheviks, équipe qui n’a même pas su se qualifier en ligue des Champions ?

Le mot de la fin au champion de Seine-et-Marne qui, grâce à son esprit fin, ténu même, a su nous divertir en nous annonçant : « Je sais qu'en ce moment, tout est bon pour expliquer que je suis le bad boy. Je vous assure qu'il va falloir se lever tôt pour le montrer avec des faits, parce que je ne suis pas comme ça. En fait, je suis un très brave type ». Un très brave type rempli de modestie qui « pense que les coups de pied au derrière font avancer ».

Françaises, Français, à vos bottes, donc, pour faire avancer ce très brave type…