Faisons le point. L’UMP se fendille, s’éparpille, se déchire, se disloque, s’explose, se scinde, bref, se fout sur la gueule avec une constance à faire pâlir d’envie tout psychorigide qui se respecte. Les deux protagonistes principaux, soutenus par leurs lieutenants et porte-flingues respectifs, semblent être les artisans de la fin de la droite traditionnelle française. Le nouveau président proclamé et autoproclamé se raidit au fur et à mesure que le bordel le plus indescriptible s’installe dans un parti qui a toujours privilégié l’ordre et le rapport au chef, pendant que l’opposant numéro un tente de faire valoir ses droits dans un système bien verrouillé par le précédent et président.

Si nos « grands » médias préfèrent nous abreuver de petites phrases assassines plutôt que de nous fournir de la macro information, il convient de meubler ce vide en proposant aux citoyens une explication qui pourrait avoir le mérite d’exister. Si on nous explique que Fillon et Copé s’écharpent pour finalement devenir le candidat de la droite aux prochaines présidentielles, nous objecterons que ce raisonnement est un peu court au vu et au su des derniers développements umpesques et abracadabrantesques.

Ainsi, tenterons-nous une explication alternative au bordel ambiant. En effet, en constatant ce qui se passe dans le parti fourre-tout de droite, nous pouvons avancer que, finalement, peut-être, après tout, tous comptes faits, le maire de Meaux (en non celui de Mol en Belgique) pourrait s’avérer un dangereux agitateur d’extrême gauche en mission pour saper, voire détruire, l’agent politique du grand capital. Copé trotskiste ou stalinien ? Pourquoi pas, et comme on dit à Civitas, allons-y gaiement…

Qui dans les couloirs de la IVème internationale n’a jamais rêvé de la fin du capital ? Peu de monde semble-t-il. Une des étapes pour aller vers le grand soir est de détruire politiquement la représentation politique du capitalisme (autrefois ?) triomphant. C’est ce à quoi s’acharne le camarade jean-François qui, par un coup de force et de farce électorale semble vouloir rendre irréversibles les dommages internes dus au scrutin crétin 18 novembre. Ce qu’il y a de bien, c’est que la parole du chef est reprise dans son ton vindicatif et ses principes bloqués à toute négociation avec le camp d’en face. Et ceci est partagé par les deux camps qui œuvrent tous à la fin de l’UMP.

Tout petit déjà, Jean-François « pain au chocolat » Copé a su servir de repoussoir faisant haïr toute idée liée à la droite et à ses méthodes modernes post-sarkozy. Son désir d’être le futur petit père du peuple français transparaît depuis son premier acte de militantisme. Or Jean-François est un être sensible, généreux, posé, qui joue ave une image déplorable et détestable depuis son infiltration dans les couloirs de la droite française pour mieux l’associer à ce camp politique.

Il utilise en fait un arrivisme de façade pour mieux achever les scories gaullistes qui polluent encore et toujours son camp et dont le poste avancé est la droite dite sociale de son rival qui pense que le capitalisme peut ne pas être si méchant que çà. Il est là pour révéler tous les pires copés, pardon, les pires côtés de la droite, et laisser un boulevard Haussmann ouvert à ses vrais camarades des courants gauchistes trotskistes ou autres pour commencer la révolution prolétaire. La photo dans la piscine de Zyad Takiédine, vendeur d’armes, en est un bel exemple. Le coup du pain au chocolat confirme que le camarade Copé sait quelles réalités culinaires affronte le prolétariat qui ne peut s’offrir avec moult sacrifices comme produit de luxe que des viennoiseries et non du caviar à la louche comme la gauche du même nom.

Jean-François C, Arlette L, Olivier B, voire Jean-Luc M : même combat ! A mort les pourceaux capitalos !

Le mot de la fin à Patrick Gofman, ancien trotskiste et journaliste qui à érit un jour : « Le paquebot c'était le stalinisme. La chaloupe trotskiste tanguait dans son sillage. » et qui aurait pu aussi bien écrire : « Le paquebot c'était le sarkozisme. La chaloupe copéiste (ou filloniste, au choix) tanguait dans son sillage. »

Camarades de l’UMP, ce n’est qu’un début ! Le combat continue !