On remarquera à cette occasion que cet employé aurait dû écrire : « Pendant que je me casse le cul pour mon patron qui se casse le cul pour les ouvriers, elle se casse le cul dans sa piscine. » Cela aurait été plus exact et, coup de bol, cela fait 128 caractères, espaces compris, et donc rentre bien dans le format des touites.

Certes, le toujours bien informé Nouvel Obs nous indique que « Contacté par Le Lab d'Europe 1, le leader du Front de gauche a pourtant confirmé qu'il s'agissait bien de son compte Twitter et qu'il assumait pleinement ses propos ». Ou plutôt les propos de son employé aux écritures en moins de 140 caractères, car, comme il est écrit sur la page touiteur de Mélenchon : « JLM ne twitte pas en personne »…

Bref, passons sur ces considérations d’ordre domestique du PdG. Un qui aurait pu se casser lui aussi le cul dans une piscine, c’est Jean-François Copé, maire de Meaux. Mais Jean-François, défenseur des pains au chocolat et de sa propre pomme devant l’éternel a la baraka : il y avait bien de l’eau dans la piscine de Takiédine, célèbre marchand d’armes. C’est donc bien après sa « chute » dans la piscine de son ami qu’il s’est cassé le cul pour essayer de fournir quelques explications vaseuses en comptant sur l’amnésie de ses compatriotes quand viendra son heure.

Toujours dans ce parti que d’aucuns pourraient qualifier de casse-pied, casse-noisette ou même casse-cul, l’ancien Ministre de l’Intérieur Claude Guéant s’est lui aussi évertué à ramer, non pour sortir de la piscine de Takiédine, mais pour se sortir des explications de bonimenteur (et dans bonimenteur, il y a « boni », pluriel de « bonus ») qu’il a tenté de nous fourguer avec le même aplomb que toutes ses « vérités » qu’il nous a servies alors qu’il était en poste à l’Elysée ou Place Bauveau, donc pour s’en sortir dis-je avant digression, visiblement le sieur Guéant s’est cassé le cul à potasser un annuaire des cotes de peinture ancienne ou contemporaine pour justifier du liquide entassé chez lui ou versé sur ses comptes bancaires, alors qu’il y avait largement la place de verser ce liquide dans la piscine de Madame Le Pen avec qui le bon Claude partage quelques visions du monde d’aujourd’hui. Ouf, quelle longue phrase indigeste.

Certes, le sacrum de la cheftaine d’extrême droite aurait été préservé par un bon matelas de billets, comme dans le bon vieux temps et le vieil adage comme quoi « s’aimer c’est regarder ensemble dans la même direction » (à droite toute en l’espèce !) aurait été parfaitement illustré.

On remarquera également que du slip de DSK au sacrum de la Le Pen en passant par les lubies de Georges Tron qui vient de bénéficier d’un non lieu ou de la question essentielle du père de l’enfant de Rachida Dati, le niveau de la politique française s’est véritablement installé au dessous de la ceinture que nous, simples citoyens et pauvres mortels devons se serrer.

Le mot de la fin à Jean de La Fontaine, célèbre fabuliste qui comme chacun sait avait tout pompé sur Esope : « Je vois ces héros retournés Chez eux avec un pied de nez, Et le protecteur des rebelles Le cul à terre entre deux selles ».

C’est tout de même moins pire que des selles à terre entre deux culs…

(Illustration Wikipedia, licence Creative Commons : voir ici)