Ministère pour un Monde Meilleur

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lundi 23 juin 2008

Consommation et relations Nord / Sud : un problème aussi écologique

yabon.jpgJe vous propose le texte de mon intervention lors du Festival pour la Terre organisé ce weekend à Repainville. Cette intervention a eu lieu dans le cadre d'un débat sur le thème "consommer autrement".

Déjà, en 1974, la campagne du premier candidat écologiste à une élection présidentielle faisait des relations Nord / Sud un enjeu majeur au cœur de la politique. Que ce soit en des termes économiques, environnementaux, sociaux, démographiques ou démocratiques, il était urgent de revoir l’interaction entre Nord et Sud sur d’autres bases que celles de l’époque.

Plus d’un quart de siècle après, non seulement rien n’a changé, mais on peut même dire que le fossé entre l’Occident et le Tiers-Monde s’est élargi dans tous les domaines, de façon proportionnelle au besoin effréné de consommation au Nord. Ainsi, par exemple, le coût croissant de l’énergie pénalise au Sud les pays les plus pauvres, et au Nord les citoyens les plus pauvres.

Cette intervention ne prétend pas balayer tous les problèmes vécus dans les pays du Sud posés par une hyperconsommation là où on peu se le permettre en étant exhaustive. C’est une modeste contribution visant à montrer que nos modes de consommation actuels ont, et ont eu, des répercussions très diverses sur les habitants des pays du Sud et sur leur environnement.

Four Hundred Years

Si on prend pour postulat de départ la définition communément que « L'écologie est la science qui étudie les milieux et les conditions d'existence des êtres vivants et les rapports qui s'établissent entre eux et leur environnement », alors on peut considérer que l’esclavage à grande échelle a eu des impacts qui ont transformé l’environnement autre qu’humain.

Les pays privés pendant 400 ans de leurs forces vives par la traite ont pu mesurer les nombreux effets de ce crime contre l’humanité sur leurs paysages. Les contacts commerciaux établis sur les côtes, les « comptoirs », ont crée un appel d’air économique qui a vu toujours plus de densité de population au dépens de l’intérieur des terres lieux de capture des esclaves potentiels. Sur 4 siècles, on imagine l’effet sur les pays notamment en bordure du Sahara, c'est-à-dire une déforestation progressive et proportionnelle aux saignées opérées dans les peuples par les marchands de « bois d’ébène ». Désertification assurée. Responsable direct : l’esclavage.

En Afrique « anglophone » et orientale, un schéma identique se produit, même si les conditions géographiques et climatiques atténuent la violence environnementale. Les côtes ont pompé le sang de l’intérieur des terres. La colonisation a fait le reste.

D’autre part, dans les nouvelles colonies, terres d’exportation de cette « cargaison », les paysages et les équilibres écologiques ont pu être bouleversés. Haïti n’a plus d’arbres aujourd’hui, pourquoi ? Si on n’y avait pas « importé » contre leur gré des esclaves, quel serait aujourd’hui le paysage haïtien.

Quant à la population caribéenne d’origine, elle n’a pas résisté à la colonisation européenne et des peuples, comme les Arawaks ou les Tainos ont disparu de la surface de la Terre. En quoi, cela serait-il moins grave qu’une espèce végétale ou animale ?

  • Conséquences
  • Ecologiques : Désertification, déforestation…
  • Solidaires : Génocides, mortalité, éducation…
  • Démocratiques : Esclavage, racisme…

La colonisation, y’a bon ! Non, y’a pas bon !

La période suivante, qui a pu d’ailleurs se superposer à la période de l’esclavage, a vu la pénétration des forces colonialistes vers l’intérieur des terres pour un objectif unique, tirer le maximum des ressources forestières, minières ou agricole des pays colonisés.

Si au début du 20ème siècle, la SDN a posé quelques règles en matière de devoirs des puissances coloniales (santé, éducation, infrastructures…), ces règles étaient bien timides et ne garantissaient aux « indigènes » que le strict minimum dans le meilleur des cas.

Ainsi, le cas du Congo Belge est éclairant à plus d’un titre. D’abord, attribué au Roi des Belges (Léopold 1er) en tant que propriété personnelle, le Congo qui s’est d’abord appelé « Etat Libre du Congo » a été mis en valeur pour le seul profit de Léopold. La SDN qui commencera à s’émouvoir demandera timidement des investissements modestes pour le bénéfice des populations. Pensant avoir su tirer du sol, du sous-sol et de la force de travail des Congolais le maximum, Léopold refourguera le bébé à la Belgique en 1908 tout en continuant à piller le pays par l’intermédiaire des sociétés minières notamment.

L’éducation se limitera au minimum pour les garçons comme pour les filles. La construction du chemin de fer se fera, non pour des voyageurs, mais pour les marchandises, bien sûr, destinées à la puissance coloniale.

Ce sera également le début de l’agriculture d’exportation, café, cacao, fruits, manioc… Les colonies apportant par exemple les bananes du Banania et le manioc du tapioca qui permit à la génération née pendant la seconde guerre mondiale à recevoir suffisamment de calories dans une Europe dévastée. On pourrait bien sûr rappeler la présence des anciens combattants originaires d’Afrique qui constituèrent la colonne vertébrale de la 2ème DB.

Puis, la paix revenue en Europe, les massacres de Sétif ou de Madagascar rappelèrent aux colonisés leur statut et leur impossible (à l’époque) accès à l’indépendance.

Ces cultures de rente et cette exploitation des ressources minières auront la vie dure… jusqu’à aujourd’hui. Malgré les tentatives de certains députés de droite de présenter la colonisation sous un aspect positif, l’Afrique Noire notamment était bien mal partie comme l’avait annoncé René Dumont à l’aube des années 60.

  • Conséquences
  • Ecologiques : surexploitation des terres, pillage du sous-sol…
  • Solidaires : colonialisme, utilisation des colonies comme réservoir
  • Démocratiques : citoyenneté de seconde zone, racisme institutionnel…

Le néo-colonialisme, à bas !

Les indépendances qui ont commencé à fleurir à la fin des années 50 donneront un véritable espoir aux peuples. Cet espoir sera rapidement déçu par la gestion indirecte exercée par les puissances coloniales. La France et l’Afrique formeront rapidement un couple, appelé Françafrique, qui sera pour les dirigeants hexagonaux et africains le moyen de prélever un gros pourcentage sur ce qui aurait dû revenir aux citoyens.

Les velléités d’indépendance économique et de rectification des termes de l’échange se verront sanctionnées par la France ou l’Angleterre, notamment sur le prix du café ou du cacao, côtés à la bourse de Londres. René Dumont a également dénoncé ce fait qui, à cause du besoin de devises, a renforcé l’agriculture d’exportation aux dépens de l’agriculture vivrière.

Les anciennes puissances coloniales favoriseront les guerres entre pays, les conflits ethniques, l’ethnisme en arrosant notamment l’Afrique d’armes, de munitions et de sous-munitions diverses et mortelles. Un pays en guerre est plus facile à piller qu’un pays en paix. De plus, les famines, parfois surmédiatisées (Biafra, Ethiopie, Niger…) ont des causes autant politiques que climatiques.

Il est difficile aujourd’hui d’admettre que les anciennes colonies ont eu une indépendance effective. La tutelle de l’ancienne métropole coloniale n’a pas totalement disparu et a souvent été épaulée ou remplacée par celle de la Banque Mondiale ou du FMI, forçant les pays du Sud à des privatisations massives ou le dégraissage de la fonction publique.

  • Conséquences
  • Ecologiques : monocultures et insuffisances alimentaire, destruction des forêts…
  • Solidaires : famines
  • Démocratiques : dictatures, conflits, guerres

Notre consommation se répercute ailleurs

La colonisation économique continue pour que nous puissions remplir nos réservoirs avec des carburants venant du pétrole congolais ou nigérian, pour que nous puissions manger des haricots verts frais du Kenya en plein hiver, ou que nous puissions offrir des rivières de diamants libériens.

Nos besoins sont bien souvent les causes des malheurs des citoyens des pays du Sud, notamment africain. Ainsi, il est reconnu aujourd’hui sur le continent que la richesse du sous-sol, loin d’apporter du confort aux peuples, apporte souvent le malheur, dictatures, pénuries alimentaires ou énergétiques.

Le contexte de crise mondiale de l’énergie ou de crise alimentaire pénalise beaucoup plus fortement les pays en voie de développement et leurs habitants. D’ailleurs les récentes émeutes de la faim on souvent commencé par des manifestations contre les hausses de prix de l’énergie (carburant, charbon de bois…). Pour chaque goutte de pétrole, combien de gouttes de sang ? Pour chaque meuble en bois « exotique » combien d’arbres coupés et d’espèces végétales et animales disparues ?

Le Sud et notamment l’Afrique ne réclament pas la charité, ni même la solidarité, mais tout simplement le droit, la justice permettant de trouver sa place dans le monde économique sans continuer à se faire piller en toute impunité par des dirigeants qui, ici et là-bas, développent surtout leurs comptes numérotés en Suisse.

Pensons à ce que nous consommons et comment nous consommons. Chaque citoyen peut agir en privilégiant la quantité à la qualité, en pensant aux achats éthiques et au commerce équitable.

Je terminerai avec une citation de « Le développement comme colonialisme » d’ Aimé Césaire :

" On me parle de progrès, de réalisations, de maladies guéries, de niveaux de vie élevés au-dessus d'eux-mêmes. Moi, je parle de sociétés vidées d'elles-mêmes, de cultures piétinées, d'institutions minées, de terres confisquées, de religions assassinées, de magnificences artistiques anéanties, d'extraordinaires possibilités supprimées. On me lance à la tête des faits, des statistiques, des kilométrages de route, de canaux, de chemin de fer. Moi je parle de milliers d'hommes sacrifiés au Congo-Océan chemin de fer. Je parle de ceux qui, à l'heure où j'écris, sont en train de creuser à la main le port d'Abidjan. Je parle de millions d'hommes à qui on a inculqué savamment la peur, le complexe d'infériorité, le tremblement, l'agenouillement, le désespoir, le larbinisme. On m'en donne plein la vue de tonnage de coton ou de cacao exporté, d'hectares d'oliviers ou de vignes plantés. Moi je parle d'économies naturelles, d'économies harmonieuses et viables, d'économies à la mesure de l'homme indigène désorganisées, de cultures vivrières détruites, de sous-alimentation installée, de développement agricole orienté selon le seul bénéfice des métropoles, de rafles de produits, de rafles de matières premières. "

lundi 16 juin 2008

Un réacteur EPR dans votre moteur

delorean.jpgLes ministres actuels, et le premier d’entre eux, ne sont pas à cours de bonnes plaisanteries lorsqu’il s’agit de parler d’environnement. S’il faut savoir rire un peu tous les jours, le manque de discernement environnemental et énergétique dans le contexte de crise que l’on connaît actuellement à l’échelon planétaire nous ferait plutôt pleurer…

Souvenons-nous. C’était pendant « la » canicule, celle d’août 2003. Vous savez, celle qui en passant par la Pentecôte (la pentecôte est raide et l’ascension est une longue montée, aurait pu dire Raffarin) s’est transformée en journée de soi-disant solidarité touchant uniquement les salariés. Le bon Docteur Mattéi, alors ministre de la santé n’avait rien vu venir et l’inénarrable Roseline Bachelot, alors ministre de l’environnement, avait sorti un de ses bons conseils du style « pour éviter la surchauffe des centrales nucléaires, garez votre voiture à l’ombre »…

Certes, je caricature (à peine, mais vraiment à peine) ses propos. Pourtant, l’effort intellectuel de la ministre avait bien fait rire. Aujourd’hui, le pilote de rallye et du gouvernement Sarkozy, François Fillon, vient d’annoncer, ce qui doit faire plaisir au puissant lobby du nucléaire français, la construction d’un second réacteur de type EPR pour « répondre à la flambée des prix des carburants »…

Greenpeace a déjà noté le ridicule premier-ministériel en précisant que les véhicules ne fonctionnaient pas à l’électricité (même si quelques-uns…) et aurait pu expliquer finalement que l'autonomie des dites voitures était proportionnelle à la longueur de la rallonge électrique…

Pour en revenir plus sérieusement au sujet plus préoccupant qu’est le nucléaire et en particulier la technologie de l’EPR, Frédéric Marillier de Greenpeace France a rappelé dans une interview à Libé que « La déclaration de Fillon est d'autant plus étonnante que le Premier ministre semble tout ignorer des problèmes que connaît le chantier du premier EPR à Flamanville, dans la Manche. Tous les travaux de construction ont été stoppés depuis trois semaines sur injonction de l'Autorité de Sûreté nucléaire qui a relevé de nombreuses anomalies et malfaçons. C'est justement hier que pour la première fois, les responsables ont officiellement reconnu que le chantier, débuté en décembre, avait pris du retard. »

Plus loin dans cette interview, le chargé de la campagne énergie de l’ONG a jugé l’inopportunité et l’inadéquation de la déclaration de Fillon quant à la crise actuelle : « On interroge François Fillon sur la crise du pétrole et les moyens d'y faire face et il répond nucléaire ! Or le nucléaire ne produit que de l'électricité ! 80% de notre électricité provient actuellement du nucléaire, un record mondial ! Mais dans le domaine des transports, qui représentent plus de la moitié de la consommation française de pétrole, le nucléaire ne peut rien apporter : le nucléaire ne fait pas avancer les voitures. Et ce n'est pas demain la veille ! Sur plus de 2 millions de véhicules particuliers neufs immatriculés en 2006 en France, seuls 14 sont électriques. Le nucléaire n'est donc pas la bonne réponse à la crise du pétrole d'autant qu'un deuxième EPR ne pourrait entrer en fonction avant 15 ans ! »

CQFD. Faut-il toutefois s’étonner du décalage entre la réalité réelle et les propos du collaborateur numéro un du président ? Non, bien sûr. Car les réponses apportées aux problèmes du pays ne sont pas plus reluisantes. Retraites ? Protection sociale ? Education ? On se souviendra tout de même que le premier ministre a su dans le passé mettre dans la rue des millions de Français contre ses projets. Alors, contre un deuxième réacteur à eau pressurisée ?

jeudi 12 juin 2008

Un estuaire à sauver

estuaire.jpg

Les Verts de Haute-Normandie appellent les citoyen-ne-s à se mobiliser dimanche 15 juin pour l'estuaire de la Seine aux côtés d' associations environnementales (LPO, HNNE, SOS Estuaire, CHENE, Estuaire Sud, Écologie pour le Havre).

Voici le texte de l'appel des Verts HN :

L'ESTUAIRE DE LA SEINE : UNE NATURE VIVANTE, UN ESPACE VITAL

RASSEMBLEMENT POUR LA SAUVEGARDE DE L’ESTUAIRE DE LA SEINE, participez à la mobilisation

DIMANCHE 15 JUIN À 10H30

PARKING DE L’AIRE DE LA BAIE DE SEINE DU PONT DE NORMANDIE

Le respect des espèces, des milieux naturels, n’est-ce pas la défi nition de la biodiversité ? Une priorité nationale ?

Et pourtant dans l’estuaire de la Seine, les milieux naturels ne cessent de se dégrader et la biodiversité est en constante régression. Des agressions diverses comme :

  • Des mesures compensatoires promises depuis la destruction de 1000 hectares d’espaces naturels lors de la construction de Port 2000 qui ne sont toujours pas effectives.
  • Le plan de gestion de la réserve naturelle est bloqué par la préfecture, pour donner satisfaction à des intérêts privés (chasseurs, agriculteurs).
  • Un braconnage important perdure, alors que la chasse est fermée depuis le 31 janvier sans qu’aucune sanction ne soit prise.

Ces agressions accélèrent la destruction du site pour laisser la place :

  • au projet d’approfondissement du chenal de Rouen,
  • à la création de deux centrales au charbon au Havre,
  • au projet de prolongement du canal maritime au milieu d’une zone majeure pour la biodiversité.

Notre estuaire détient déjà le triste privilège d’être le plus pollué d’Europe. Malgré le Grenelle de l’Environnement, les actes peinent à suivre. Loin d’une politique de développement durable, une poignée d’industriels s’entête à privilégier des intérêts privés au détriment de l’intérêt général de l’estuaire.

Nous ne voulons pas de cet avenir et faisons le choix de la défense d’un site qui doit être accessible à tous, pour que scientifi ques, habitants, touristes ou simples curieux puissent continuer à profi ter d’un milieu naturel remarquable.

Les intérêts économiques immédiats ne doivent pas détruire le patrimoine naturel qui, parce qu’il n’appartient à personne, appartient à tous !

PROGRAMME DE LA JOURNÉE :

  • 10h30-12h00 : manifestation et médiatisation
  • 12h-14h : repas tiré du sac
  • 14h-17h : Découverte de l’estuaire en compagnie d’ornithologues

RENSEIGNEMENTS

LES VERTS DE HAUTE-NORMANDIE
ecologie.hn@wanadoo.fr
02 35 70 12 10


Pour lire ou télécharger le tract au format pdf, cliquez ici.

mercredi 28 mai 2008

Attentat au yaourt contre Sarkozy : la filière bulgare ?

yaourt.jpgConnaissez-vous Olivier Théron ? Pas forcément, je vous l’accorde, car les medias n’ont pas fait de publicité excessive à l’occasion de sa sortie de prison hier. En effet, Olivier Théron, libre après six mois d’incarcération avait commis un crime odieux, visant à la fois les institutions et le personnel politique par un lâche attentat ciblant Nicolas Sarkozy, alors Ministre de l’Ordre…

Alimentaire, mon cher Watson

On connaissait les attentats pâtissiers de Noël Godin. Olivier Théron, lui est adepte de l’attentat aux ferments lactiques. Il a, en effet, osé lancer un yaourt sur la voiture de l’ancien ministre, élu il y a un an au poste de Président de la République, vous vous souvenez ? Cet acte odieux a été commis à Toulouse, pays des saucisses du même nom.

Outre qu’avec ce yaourt, qui, outrage suprême, était périmé, la filière bulgare aurait été un temps envisagée par les enquêteurs avant d’être abandonnée… Donc, vous connaissez maintenant le tarif : jet de yaourt (périmé) sur véhicule officiel, 6 mois d’incarcération. Et un pour un pack de 12, c'est six ans ?

Circonstances aggravantes

Bien sûr, on peut trouver que six mois de privation de liberté pour un produit lacté lancé sur un véhicule blindé sont quelque peu disproportionnés. Mais, la Justice connaissait les antécédents d’Olivier. Outre l'usage d'un yaourt périmé, donc potentiellement dangereux pour la santé, le dénommé Théron est un dangereux révolutionnaire, pardon, vélorutionnaire prônant "L'assistance aux monos, bis et multi cyclistes, l'éradication dans toutes les galaxies des véhicules dangereux et des carburants polluants, et la généralisation des transports publics gratuits".

Dans le contexte d’une France toujours plus soumise comme le reste de la planète aux de pollutions diverses et à la recherche de profits des pétroliers nationaux et internationaux, nonobstant les conclusions du gadget de l’environnement, plus connu sous le nom de Grenelle de l’environnement, Olivier Théron et ses semblables (militants écologistes politiques ou associatifs) sont donc considérés comme des ennemis de la République. Les faucheurs volontaires d’OGM, José Bové en tête ont ainsi payé un lourd tribut pour leurs actions (de fortes amendes à la prison, la palette des sanctions est complète…).

Le péril vert

Ah, que le monde était tranquille avant que n’apparaissent les écologistes ! On pouvait polluer, détruire, gaspiller tranquillement les ressources au détriment de la nature et de la biodiversité.

Dire que sans eux, on pouvait vivre heureux dans l’insouciance sans se préoccuper des lendemains qui déchantent. Bref, sans ces colporteurs de mauvaises nouvelles, sans ces catastrophistes universels, on pourrait continuer la gabegie en toute tranquillité !

Plus dangereux que les Brigades Rouges, la peste brune ou les Phalanges de l’Ordre Noir, voici les petits hommes verts juchés sur leurs vélos…

lundi 28 avril 2008

Nécrocarburants : Borloo et Bussereau persistent et signent !

Communiqué de presse des Verts du 23 avril 2008

necrocarburants.jpgLe gouvernement n’a décidément tiré aucune leçon de la crise alimentaire et du rôle criminel des politiques en faveur des agro-carburants.

M. Bussereau vient de déclarer qu’il ne fallait pas « interrompre le mouvement qui est en cours sur les agro-carburants » . La veille, Monsieur Borloo déclarait que la France allait faire une pause tout en affirmant que « les investissements déjà lancés pour produire des biocarburants de 1ère génération seront toutefois honorés ».

Selon Anne Souyris, porte-parole nationale des Verts, « ce n’est pas en réfléchissant sur les agrocarburants de 2e génération que nous stopperons la famine. Nous devons revoir immédiatement au niveau français et européen nos objectifs agricoles et opérer un tournant révolutionnaire en la matière. C’est une question de vie ou de mort. »

À l’occasion de la présidence française, les Verts demandent solennellement que l’objectif des 10 % d’agro-carburants en 2020 soit abandonné.

Plus généralement, les Verts rappellent que face à la crise alimentaire, une politique incitant à la réimplantation de cultures vivrières et, plus globalement, de denrées alimentaires, doit être mise en place d’urgence autant en matière d’aide au développement que dans le cadre de la rénovation de la PAC.

Pour Jean-Louis Roumégas, porte-parole national des Verts, « la logique du tout voiture est périmée. Dominique Bussereau préfère défendre l’intérêt des industriels qui veulent trouver un nouveau marché lucratif plutôt que l’intérêt général. Il faut développer massivement les alternatives au transport routier et sortir d’une logique qui date d’avant Pompidou. »

Encore une fois en matière écologique le gouvernement dit noir et blanc en même temps. Encore une fois, les intérêts des industriels passent avant l’intérêt général.

Jean-Louis Roumégas et Anne Souyris
Porte-parole nationaux des Verts

samedi 12 avril 2008

OGM : un recul grave passé inaperçu

ogm.jpgCommuniqué de presse des Verts du 10 avril 2008

Les Verts déplorent que le débat public d’hier scandant le vote solennel sur les Loi OGM n’ait porté que sur Nathalie Kosciusko-Morizet, empêchant qu’il ne s’attache aux véritables dangers sanitaires, environnementaux et démocratiques de la loi OGM.

Ce pataquès tombe à point nommé pour le gouvernement. Il rappelle étrangement le dérapage contrôlé de Rama Yade au moment de la venue de Khadafi.

Quelle est la recette du contre-feu médiatique cuisiné à la sauce Sarkozy ?

Prenez d’abord une attitude machiste malheureusement très répandue : désignez une jeune femme convaincue de votre gouvernement pour appât. Harcelez-la discrètement pour qu’elle s’emporte publiquement au nom de ses idées - une remarque un peu acide contre les méthodes de la vieille garde de l’UMP fera l’affaire. Glissez le tout dans un journal de l’après-midi quitte à accuser ensuite les journalistes d’avoir menti. Laissez mijoter le tout. Ajoutez une pincée d’outrage gouvernemental... votre soupe de contre-feu médiatique prête à servir !

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vendredi 21 mars 2008

TOTALement irrécupérables !

totalment.jpgLa pollution pétrolière récente de l’estuaire de la Loire a comme un mauvais goût de déjà vu. Huit ans après le naufrage de l’Erika qui est encore dans toutes les mémoires et notamment sur le littoral breton et vendéen touché à l’époque.


Capitalisme Vs Environnement

Le point commun entre ces deux marées noires, c’est Total. Affréter des pétroliers bon marché mais pourris, négliger la sécurité sur ses installations, ont tous les deux une même cause : les profits du groupe, encore les profits, toujours les profits.

Medias et public sont choqués par le fait que les bénéfices record de Total et de ses actionnaires ne soient pas utilisés en partie pour garantir la sécurité des personnes et de l’environnement sur les sites du groupe. Certains commentateurs de haute volée s’indignent volontiers à propos de cette regrettable erreur de gestion. Certes, il est difficile d’argumenter contre ce fait, mais est-ce réellement là la source du problème ?

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vendredi 14 mars 2008

Bois-Guillaume : l'écologie au service du progrès et de la solidarité

panneauBG.jpgLe nom de notre liste, composé des 3 mots Progrès Solidarité Ecologie reflète les caractéristiques de notre projet. Je vous parlerai plus particulièrement du volet « Ecologie ».

L’écologie politique n’est pas un trucs de bobos mais la réponse aux défis du 21ème siècle. A l’échelon local, il nous faut répondre aux problèmes environnementaux comme la pollution, la préservation de la biodiversité animale et végétale et l’épuisement des ressources naturelles comme l’eau ou les sources d’énergies fossiles.

Mais c’est également prendre en compte les aspects sociaux de ces problèmes. Ainsi, promouvoir les transports en commun, c’est également répondre à une demande sociale. Il n’y a d’écologie que si elle est partagée par tous, pour paraphraser un slogan de la SNCF.

L’écologie, c’est encore vouloir que chacun puisse trouver sa place dans notre société, que la mixité sociale soit effective ou encore pour que des modes économiques alternatifs soient mis en œuvres, comme par exemple l’économie sociale et solidaire.

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