Les résultats des villes tombent les
uns après les autres, les villes les unes après les autres dans l’escarcelle de
la gauche. Le site du Monde, titre sur le « raz de marée pour le
Parti Socialiste et ses alliés ».
Effet national : le non-vote sanction
Certes, des villes comme Le Havre ou Marseille « résistent » mais
la tendance s’affirme d’une poussée de la gauche et des écologistes dans les
communes moyennes ou importantes. J’entends les uns et les autres s’affronter à
propos du « vote sanction » en imputant si on est responsable local
UMP la faute à la situation nationale, et si on est responsable national la
faute aux considérations locales (maires usés, triangulaires, etc.). Parfois,
le même responsable argumente en piochant dans les deux en fonction des
questions de journalistes. En ce sens, Roger Karoutchi a été remarquable dans
cet exercice de haute voltige.
A gauche, au PS et au PC notamment, on estime que le peuple a lancé un
carton jaune voire rouge au gouvernement tout en plébiscitant tant aux
cantonales qu’aux municipales les candidats de l’opposition pour leur gestion
locale passée et leurs projets futurs.
Certes, pour les uns et les autres, la vérité est sûrement quelque part. En
cherchant bien, parfois. Et si tous se plantaient dès le départ. Car le vote
sanction dont on nous rebat les oreilles a été un… non-vote sanction.
L’abstention remarquable pour un scrutin municipal a fait l’élection dans
beaucoup de communes. Le camp qui a gagné est celui qui a le mieux su mobiliser
ses électeurs naturels plutôt que de convaincre les abstentionnistes.
Le soufflé de l’engouement pour la chose » politique est vite retombé
après l’élection présidentielle hyper médiatisée. Nicolas Sarkozy a donné
l’impression d’être resté en campagne après sa victoire. Peu de répit a été
laissé aux électeurs qui ont pu « passer la main » et laisser
l’élection se faire sans eux, fatigués du politique circus permanent.
Et Bois-Guillaume ?
L’effet national semble n’avoir pas ou presque pas joué à Bois-Guillaume aux
municipales. Le score que la liste d’union de la Gauche et des Ecologistes
augmente son score de presque 5 points et d’un élu. Néanmoins, si d’une
élection similaire à l’autre il a été amélioré d’un cinquième (ou 20% si on
préfère…), il reste en retrait par rapport au second tour de la présidentielle
ou des législatives 2007, respectivement 35 et 37,5 % (à la louche).
Bois-Guillaume pourrait avoir été épargnée du contexte national et avoir
fait son élection seule. La progression de la Gauche et des Ecologiste pourrait
aussi bien être du à une évolution démographique de la ville et de l’importance
des programmes des listes en matière de politique locale. D’ailleurs, la liste
Progrès Solidarité Ecologie n’a pas utilisé d’arguments nationaux. Quand ils
n’étaient pas à l’échelon de la commune, ils portaient sur l’Agglo, le
Département et la Région, en matière de politique locale.
Les autres listes en présence (de Droite) n’ont pas non plus joué sur ce
terrain. On peut dire que les propositions pour Bois-Guillaume ont été au
centre de la campagne, même s’il s’agissait de proposer l’immobilisme, le
surréalisme ou le bling bling fashion.
Nous n’avons pas gagné l’élection, mais nous avons progressé et auront 5
élus au lieu de 4. Comment ne pas apprécier cela, même si nous avions espéré
mieux ? Les victoires sont aussi le résultat d’une expérience gagnée lors
de… défaites, de la constitution d’une équipe porteuse du projet proposé aux
électeurs et d’expériences individuelles en constant apprentissage.
Mais l’élection passée, la page de la campagne se tourne pour laisser place
au travail municipal. Mais c’est une autre histoire qui commence vendredi
prochain…