Ministère pour un Monde Meilleur

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi 15 mars 2011

Pour supprimer les problèmes, lynchons les anti-nucléaires !

image_67791330.jpgAu fur et à mesure de la dégradation de la situation dans les centrales nucléaires japonaises, des critiques qui vont d’acerbes à violentes se multiplient contre les écologistes. Il est vrai que nous sommes en campagne électorale…

Alors que la chancelière allemande Angela Merkel vient de faire une volte face sur la prolongation du nucléaire allemand, on voit en France se multiplier d’une part les interventions pour défendre le choix français du nucléaire et d’autre part de violentes critiques contre les déclarations des écologistes, de Sortir du Nucléaire à Lepage, de Hulot à Duflot.

Lire la suite...

lundi 14 mars 2011

Triple peine pour le Japon

fukushima.jpgLes Japonais n’ont pas toujours de la chance. En effet, après les positions guerrières de l’empereur qui virent le Japon se lancer aux côtés de l’Allemagne nazie et les bombardements d’Hiroshima et Nagasaki, le pays du soleil levant qui fit, en raison de son insularité et de son manque d’énergies fossiles d’une part, et certainement en fonction des pressions américaines lors de la reconstruction du pays d’autre part, le choix du « tout nucléaire », choix comparable à celui de la France, se retrouve en position très inconfortable. Les habitants des régions atteintes par le tremblement de terre puis le tsunami sont-ils en train de recevoir une triple peine : le danger du nucléaire ?.

Lire la suite...

jeudi 25 mars 2010

L' "écologie de droite" carbonisée ?

CO2-emissions_web.jpgComme l’a dit Michel Rocard, supprimer la « taxe carbone » au lendemain d’une élection qui a vu triompher les thèses « écologiques » (sic), ça fait désordre. Surtout ça fait tomber les masques…

L’Europe et l’écologie

Enterrement de première classe ou obsèques à la sauvette pour la fiscalité écologique ? Les deux, Mon Président ! Car si l’on s’efforce à droite de botter en touche en promettant (ah, les promesses, toujours des promesses…) que cette taxe carbone se fera à condition qu’elle soit européenne, c’est bien à jamais qu’on enterre ce projet à la fois discuté et discutable tel que proposé par une « équipe » gouvernementale plus à la recherche de suffrages que préoccupé d’avancé sur le dossier.

Lire la suite...

mardi 11 août 2009

Copenhague : l'ultimatum climatique

Plusieurs ONG ont lancé un appel par rapport au sommet de l'ONU sur le climat qui aura lieu en décembre prochain à Copenhague. Voici le texte de l'appel... que vous ne manquerez pas d'aller signer ici !

plage_logo.gif

Texte de l'appel :

Monsieur le Président,

Au mois de décembre de cette année se tiendra à Copenhague le Sommet de l’ONU sur le climat. Confrontés au péril climatique, les dirigeants du monde entier devront parvenir à surmonter leurs divergences d’intérêts de court terme pour se rassembler autour d’un projet politique mondial fondé sur un constat scientifique objectif et ainsi donner une suite au protocole de Kyoto qui soit à la hauteur des enjeux que nous allons devoir tous ensemble affronter dans les décennies à venir. Le résultat de cette conférence dessinera l’avenir climatique de l’humanité. Or comme le rappelait il y a un an le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon, « nous sommes au bord d’une catastrophe si nous n’agissons pas ».

Lire la suite...

samedi 27 juin 2009

EPR non merci !

tract-penly-300x418.jpg

mercredi 27 mai 2009

Viva Nigeria !

nigeria.jpgLa République Fédérale du Nigeria a comme première particularité d’être le pays le plus peuplé d’Afrique par plus de 140 millions d’habitants dont près de 10 vivent dans l’ancienne capitale Lagos, deuxième ville d’Afrique après Le Caire. Mais le Nigeria, ce n’est pas seulement les Super Eagles ou Fela Anikulapo Kuti. C’est aussi le pétrole…

Lire la suite...

vendredi 3 avril 2009

La Françafrique à l’heure atomique

sarkongo.jpgLe Président Sarkozy aime les visites en coup de vent et peut-être encore plus lorsqu’il s’agit d’aller rendre visite à ses homologues africains. Son récent voyage au pas de course dans les deux Congo et au Niger en moins de 36 heures, outre le fait qu’il renforce l’image de Speedy Gonzales de la politique qui colle décidément au petit Nicolas, serait-elle révélatrice du nouveau visage de la Françafrique sponsorisée par Bolloré et Areva ?

Lire la suite...

dimanche 21 septembre 2008

Niger : un an de prison de trop pour Moussa

moussa2.jpg

Moussa Kaka est journaliste. Il est également nigérien. Il a été emprisonné au Niger pour avoir eu, dans le cadre de son travail journalistique, des contacts avec la rébellion Touareg. Il est accusé de « complicité d’atteinte à l’autorité de l’Etat ». (Voir le billet "Qui veut du miel doit avoir le courage d'affronter les abeilles" de mars dernier sur ce blog).

Mais Moussa a surtout le tort de poser les questions qui fâchent. Le Niger, dirigé depuis près de 10 ans par Mamadou Tandja ( dont on peut dire que la démocratie et la liberté d’expression ne sont pas ses préoccupations majeures, sauf s’il s’agit de les mettre à mal) est une de ces zones où il est très difficile d’obtenir des informations. Le Niger, outre son rôle d’anti « vedette américaine » dans les élucubrations vaguement « céliniennes » mais précisément racistes de Pascal Sevran, est un des plus gros producteurs au monde d’une énergie fossile autant prisée que le pétrole par les temps qui courent, l’uranium. Et là où il y a uranium, il y a Areva... Et là où il y a Areva, il y a souvent déficit de transparence...

Faut-il y voir la raison du relatif (et c’est un euphémisme) silence des autorités françaises à propos de l’emprisonnement d’un employé de la « voix de la France » qu’est RFI ? C'était la pensée du jour pour un journaliste qui fait son travail.

Voici le communiqué du site "Libérez Moussa" à l'occasion de ce triste anniversaire :

Il faut libérer Moussa sans délai, et sans condition.

Le correspondant de RFI au Niger, est en prison depuis septembre 2007. Les autorités nigériennes lui reprochent des contacts avec la rébellion touarègue du Nord Niger. Pour cela, il a été inculpé de « complicité d’atteinte à l’autorité de l’Etat », un crime. Il risque la prison à vie alors qu’il ne faisait que son travail de journaliste.

A deux reprises les juges chargés de ce dossier se sont prononcés en faveur de la remise en liberté provisoire de Moussa Kaka. A chaque fois, le Parquet a fait appel.

Moussa Kaka a bénéficié d’un non-lieu au mois de juillet 2008. Là encore, le procureur général de la république du Niger a fait appel.Lors d’une audience, le 16 septembre 2008, le Parquet a demandé la requalification des faits reprochés à Moussa Kaka. Ils passeraient ainsi de crime à délit ("acte tendant à nuire à la défense nationale"), passible d’une peine de un à cinq ans d’emprisonnement. L’avocat de Moussa Kaka a demandé la confirmation de l’ordonnance de non-lieu et la remise en liberté de son client.

Le comité de soutien plaide pour le non-lieu : Moussa Kaka n’a fait que son travail, il doit être libéré sans délai et sans condition.

Les magistrats rendront leur décision le 7 octobre prochain. A ce moment là, Moussa Kaka aura déjà passé 384 jours en prison.


Pour aller plus loin

- Le site "Libérez Moussa"
- Le site "Areva ne fera pas la loi au Niger"

vendredi 12 septembre 2008

Contournement est de Rouen : en vert et contre tous !

autoroute.jpgIl est de retour. Bardé de soutiens unanimes, L'excitation autour de ce projet d'un autre âge, celui du pétrole bon marché, voit une belle unanimité en sa faveur se dessiner de tous les cotés de l'échiquer politique. Sauf chez les Verts...

Ce jeudi 11 septembre, le Maire de Bois-Guillaume a fait voter le conseil municipal pour un "voeu" de soutien à ce projet de contournement. La précipitation des uns et des autres à vouloir faire passer en force ce projet est propotionnelle à la rareté des deniers dans les caisses de l'Etat. Les élus de tout poil mais sans la fibre verte urgent leurs instances territoriales pour obtenir le maximum de soutien, espérant grapiller les reliquats de budget pour financer leur projet. Bref comme on dit chez nous, au plus fort la pouque !

L'insistance des élus UMP de l'Agglo à soutenir ce projet qui sera financé par nos collectivité territoriales aurait pourtant dû mettre la puce à l'oreille à propos du coup à double bande qu'ils tentent contre les majorités de gauche à l'Agglo, au département ou à la région. L'endettement consécutif au financement de ce goufre à pognon public risque fortement de nuire à l'état de leur finances, puisque, on vous le dit, les caisses de l'Etat sont vides... Et il faudra faire des choix bugétaires qui risquent de réduire les ambitions des politiques sociales de nos collectivités ou alors il faudra augmenter les impôts...

Le plus triste dans cette histoire, c'est que ce projet sera terminé quand plus grand monde ne prendra sa bagnole. Quand nos élus prendront-il conscience de la nécessaire révolution énergétique due à la rareté exponentielle (oui, bon, je sais...) des énergies fossiles ? Sans vouloir jouer les catastrophistes, nos sociétés devront s'adapter à cette nouvelle donne. Plus tôt cette adaptation sera décidée, moins douloureux sera le choc.

C'est donc accord avec mes convictions et ma conscience que j'ai voté jeudi soir. Je fus le seul élu municipal de Bois-Guillaume à voter contre le "voeu" présenté par Gilbert Renard. Un Vert solitaire, en quelque sorte... (rien à voir avec Jean-Luc Le Ténia, à écouter ici et à lire ). Je vous livre donc le texte de mon explication de vote. Les intertitres ont été rajouté pour la publication sur ce blog.

Bonne lecture.


Monsieur le Maire,

Vous demandez au Conseil Municipal de voter un vœu au nom de la Ville de Bois-Guillaume concernant la réalisation d’un contournement est de l’agglomération rouennaise. Ainsi, vous affirmez « l’impérieuse nécessité de construire dans des délais rapprochés cette vois de contournement en l’accompagnant d’un réseau de transports en commun développé et structuré ».

Révolution énergétique

Permettez-moi de faire quelques remarques à propos du texte que vous nous présentez. Tout d’abord, ce projet, véritable serpent de mer qui remonte régulièrement à la surface de la vie politique locale, est présenté comme inévitable. L’étude, basée sur une enquête publique de 2005, est aujourd’hui dépassée. Le coût du pétrole a considérablement changé la donne. Ainsi, le baril est passé de $ 50 début 2005 à des prix autour de $ 100 aujourd’hui. Cela fait réfléchir beaucoup de personnes quant à l’utilisation systématique de la voiture pour les déplacements. De plus, la prise de conscience citoyenne à propos de la préservation de l’environnement qui est en train de naître, conjuguée à la baisse du pouvoir d’achat et à la hausse du coût des énergies est en train de transformer notre rapport aux déplacements. Le succès des dispositifs de vélos en libre accès, des transports en commun (la TCAR voit un net regain d’affluence sur ses lignes, les TER ont vu leur affluence augmenter de 9% sur un an) ou encore des différents dispositifs de covoiturage, qu’ils soient mis en place par le département, les entreprises ou tout simplement les particuliers, illustrent le changement qui est en train de s’effectuer en profondeur quant à nos déplacements.

Ce changement d’habitudes, aujourd’hui à ses prémices, va, gageons-le, se poursuivre et se renforcer dans les années qui viennent, rendant caduc un projet basé sur des chiffres antérieurs au choc pétrolier que nous sommes en train de vivre. Le délai entre la décision de réaliser un tel projet et son ouverture devrait être de l’ordre d’une quinzaine d’années pour un endettement encore plus long. Quelles seront nos habitudes en matière de déplacements en 2020, en 2025 ? Est-ce que l’économique rimera avec l’écologique ? De plus, d’autres pistes seront à étudier comme l’aménagement des horaires de travail , les éco-primes pour l’achat d’un vélo par exemple ou encore l’injection d’une dose de télétravail dans l’horaire hebdomadaire de certains salariés. La liste est loin d’être close et espérons que l’imagination sera au pouvoir.

Pharaonesque et abracadabrantique

Les problèmes soulevés par ce projet sont multiples. Outre son inadéquation face aux réalités de demain et les inquiétudes soulevées par son tracé (vous rappelez d’ailleurs la présence d’un site Natura 2000 à Belbeuf), le coût d’un tel projet sera aussi pharaonique que l’ampleur du chantier qu’il susciterait. S’il est difficile d’évaluer avec exactitude son coût, comparons les 600 millions d’Euros généralement avancés sans garantie de participation de l’Etat avec les 20 millions que représente le coût d’une ligne de type TEOR qui pourrait, par exemple, relier le Madrillet à la Ronce… Si on ajoute que pourrait être envisagé un péage pour amortir les coûts de construction, alors on est sûr que ce projet va à l’échec. En effet, les transporteurs routiers continuent de passer par les quais Rouen pour éviter de payer le péage de l’A29, quelle sera leur attitude face au prix à payer pour utiliser ce contournement ? Enfin, pour la population, le contournement n'apportera aucun soulagement à tous ceux qui angoissent déjà devant l'augmentation mensuelle de leur facture pétrolière. A quoi bon construire une route grande vitesse à péage si la plupart des habitants n'ont plus les moyens de faire le plein ?

La circulation, dont la densité dans notre agglomération est décriée à juste titre, ne compte pas que des véhicules en transit (qui ne représentent que 2% de déplacements dans notre agglomération). Les traditionnels embouteillages sont principalement dus aux trajets internes à l’agglo ou aux camions qui se rendent sur les installations du Port Autonome. Le contournement ne résoudrait pas forcément ces problèmes. Il faudra donc évaluer sérieusement l’apport du pont Flaubert qui permettra un contournement de Rouen par l’ouest lorsqu’il sera ouvert afin d’évaluer la pertinence du projet de contournement est.

En vert et contre tous

En ce qui concerne la proposition d’accompagner « d’un réseau de transports en commun développé et structuré », auquel il faudrait bien sûr ajouter un plan ambitieux d’aménagements et de promotion des déplacements doux, ne va-t-on pas vers une contradiction ? La logique ne commanderait-elle pas de prendre ces mesures et d’en évaluer l’efficacité avant de se lancer dans ce projet titanesque et peut-être déjà dépassé ?

Un projet qui, s’il ne résoudrait pas les problèmes de circulation et de pollution, augmenterait du fait de son existence même l’étalement urbain, facteur d’augmentation des besoins en énergies et des émissions de gaz polluants et à effet de serre. Ou alors, cette recommandation qui se veut écologique ne serait-elle qu’un argument pour mieux faire passer le projet ?

Vous l’avez compris, je (nous ?) voterai contre ce vœu qui me (nous) paraît d’une autre époque, une époque révolue où l’essence était « bon marché ».

Communiqué ministériel

Enfin, je terminerai par une citation de l’actuel ministre de l’écologie, Jean-Louis Borloo, qui a déclaré le 9 juin dernier alors qu’il annonçait l’abandon de projets similaires à Bordeaux et à Toulouse :

" En effet ces projets ne correspondent plus aux nouveaux enjeux de développement durable. Ils privilégient la mobilité automobile, dans un contexte de pétrole cher et non renouvelable, l'utilisation non raisonnée de l'espace, notamment par l'étalement urbain préjudiciable à la biodiversité...''

Merci de votre attention.

lundi 16 juin 2008

Un réacteur EPR dans votre moteur

delorean.jpgLes ministres actuels, et le premier d’entre eux, ne sont pas à cours de bonnes plaisanteries lorsqu’il s’agit de parler d’environnement. S’il faut savoir rire un peu tous les jours, le manque de discernement environnemental et énergétique dans le contexte de crise que l’on connaît actuellement à l’échelon planétaire nous ferait plutôt pleurer…

Souvenons-nous. C’était pendant « la » canicule, celle d’août 2003. Vous savez, celle qui en passant par la Pentecôte (la pentecôte est raide et l’ascension est une longue montée, aurait pu dire Raffarin) s’est transformée en journée de soi-disant solidarité touchant uniquement les salariés. Le bon Docteur Mattéi, alors ministre de la santé n’avait rien vu venir et l’inénarrable Roseline Bachelot, alors ministre de l’environnement, avait sorti un de ses bons conseils du style « pour éviter la surchauffe des centrales nucléaires, garez votre voiture à l’ombre »…

Certes, je caricature (à peine, mais vraiment à peine) ses propos. Pourtant, l’effort intellectuel de la ministre avait bien fait rire. Aujourd’hui, le pilote de rallye et du gouvernement Sarkozy, François Fillon, vient d’annoncer, ce qui doit faire plaisir au puissant lobby du nucléaire français, la construction d’un second réacteur de type EPR pour « répondre à la flambée des prix des carburants »…

Greenpeace a déjà noté le ridicule premier-ministériel en précisant que les véhicules ne fonctionnaient pas à l’électricité (même si quelques-uns…) et aurait pu expliquer finalement que l'autonomie des dites voitures était proportionnelle à la longueur de la rallonge électrique…

Pour en revenir plus sérieusement au sujet plus préoccupant qu’est le nucléaire et en particulier la technologie de l’EPR, Frédéric Marillier de Greenpeace France a rappelé dans une interview à Libé que « La déclaration de Fillon est d'autant plus étonnante que le Premier ministre semble tout ignorer des problèmes que connaît le chantier du premier EPR à Flamanville, dans la Manche. Tous les travaux de construction ont été stoppés depuis trois semaines sur injonction de l'Autorité de Sûreté nucléaire qui a relevé de nombreuses anomalies et malfaçons. C'est justement hier que pour la première fois, les responsables ont officiellement reconnu que le chantier, débuté en décembre, avait pris du retard. »

Plus loin dans cette interview, le chargé de la campagne énergie de l’ONG a jugé l’inopportunité et l’inadéquation de la déclaration de Fillon quant à la crise actuelle : « On interroge François Fillon sur la crise du pétrole et les moyens d'y faire face et il répond nucléaire ! Or le nucléaire ne produit que de l'électricité ! 80% de notre électricité provient actuellement du nucléaire, un record mondial ! Mais dans le domaine des transports, qui représentent plus de la moitié de la consommation française de pétrole, le nucléaire ne peut rien apporter : le nucléaire ne fait pas avancer les voitures. Et ce n'est pas demain la veille ! Sur plus de 2 millions de véhicules particuliers neufs immatriculés en 2006 en France, seuls 14 sont électriques. Le nucléaire n'est donc pas la bonne réponse à la crise du pétrole d'autant qu'un deuxième EPR ne pourrait entrer en fonction avant 15 ans ! »

CQFD. Faut-il toutefois s’étonner du décalage entre la réalité réelle et les propos du collaborateur numéro un du président ? Non, bien sûr. Car les réponses apportées aux problèmes du pays ne sont pas plus reluisantes. Retraites ? Protection sociale ? Education ? On se souviendra tout de même que le premier ministre a su dans le passé mettre dans la rue des millions de Français contre ses projets. Alors, contre un deuxième réacteur à eau pressurisée ?

mardi 15 avril 2008

Tiens, voilà la crise mondiale !

refugeecamp.jpg "Quand on lance, aux Etats-Unis, grâce à 6 milliards de subventions, une politique de biocarburant qui draine 138 millions de tonnes de maïs hors du marché alimentaire, on jette les bases d'un crime contre l'humanité pour sa propre soif de carburant".

Le rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l'alimentation, Jean Ziegler, a accusé les pays occidentaux d’être responsable en partie de la crise alimentaire mondiale qui ne fait pas que se profiler à en croire les signaux d’alarmes lancés de plus en plus fréquemment ces derniers jours.

Vaut mieux tard…

Encore une fois, il aura fallu attendre les émeutes qui se sont multipliées dans les pays du Sud pour que nous parvienne la prise de conscience de l’ONU, des ONG ou des organisations supra gouvernementales, qui du FMI à l’UE, de l’UA à la Banque Mondiale (qui au passage nous épargne de la litanie des sigles) nous font comprendre à leur manière le sérieux de la situation face à laquelle le village planétaire commence à faire face.

Lire la suite...

vendredi 21 mars 2008

TOTALement irrécupérables !

totalment.jpgLa pollution pétrolière récente de l’estuaire de la Loire a comme un mauvais goût de déjà vu. Huit ans après le naufrage de l’Erika qui est encore dans toutes les mémoires et notamment sur le littoral breton et vendéen touché à l’époque.


Capitalisme Vs Environnement

Le point commun entre ces deux marées noires, c’est Total. Affréter des pétroliers bon marché mais pourris, négliger la sécurité sur ses installations, ont tous les deux une même cause : les profits du groupe, encore les profits, toujours les profits.

Medias et public sont choqués par le fait que les bénéfices record de Total et de ses actionnaires ne soient pas utilisés en partie pour garantir la sécurité des personnes et de l’environnement sur les sites du groupe. Certains commentateurs de haute volée s’indignent volontiers à propos de cette regrettable erreur de gestion. Certes, il est difficile d’argumenter contre ce fait, mais est-ce réellement là la source du problème ?

Lire la suite...

- page 1 de 2