Ministère pour un Monde Meilleur

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi 11 mars 2010

Gueulons ensemble !

"Il faut savoir gueuler quand des choses insupportables se passent. Gueulons ensemble !".

megaphone.jpg C’est par ces mots que Stéphane Hessel (voir ici), 92 ans, résistant, déporté, rédacteur de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme a conclu son intervention au meeting d’Europe Ecologie à Paris, hier soir.Outre que sa capacité d’indignation face aux injustices est restée intacte après une telle vie d’engagement(s), son cri est partagé par tous les candidats, les soutiens et les électeurs d’Europe Ecologie.

Injustices multiples

Comment en effet ne pas être révolté par les injustices flagrantes, de plus en plus insupportables pour celles et ceux qui les subissent comme une multiple peine, sociale, environnementale, sanitaire, démocratique, discriminatoire ? Car bien souvent les victimes de la crise sociale sont les mêmes que ceux qui subissent les fractures de la société.

Lire la suite...

lundi 7 décembre 2009

Copenhague, ça commence aujourd'hui

56newspapers.jpgCinquante-six journaux de quarante-cinq pays (du nord au sud et de l'est à l'ouest de la planète ont décidé de publier aujourd'hui le même éditorial.Tous le font, car déclarent-ils, "car l'humanité est confrontée à une urgence aiguë. Si le monde ne s'unit pas pour prendre des mesures décisives, le changement climatique ravagera notre planète, et, avec elle, notre prospérité et notre sécurité". C'est parti pour quelques minutes de lecture planétaire...

Lire la suite...

lundi 26 octobre 2009

Stop paradis fiscaux !

Faites comme l'eurodéputée d'Europe Écologie Eva Joly, signez l'appel "Stop Paradis Fiscaux", une campagne à l'initiative des organisations syndicales CFDT, CGT, Snui, Solidaires et des associations Attac, CCFD-Terre Solidaire, Oxfam France-Agir Ici et de la Plate forme paradis fiscaux et judiciaire.

Voici le texte de l'appel :

Les paradis fiscaux font des ravages. Ils ont amplifié la crise qui a jeté des millions de personnes dans le chômage et la précarité à travers le monde. Comment aujourd’hui accorder la moindre confiance aux banques si on ne connaît pas le montant de leurs capitaux dissimulés dans ces trous noirs de la finance mondiale ?

Lire la suite...

mercredi 11 février 2009

Pwofitasyon kolonialis et kapitalis, suite

gwadmanif.jpgLa Gwadloup est en grève générale depuis 3 semaines. Le ministre des colonies, pardon de l’outremer fait la navette entre la métropole et l’île touchée par un mouvement populaire sans précédent. Pendant ce temps, les médias dominants se contentent du service minimum d’information…

Lire la suite...

lundi 6 octobre 2008

Mammifères : un quart des espèces en danger ?

wildlife.jpgChaque jour apporte son lot de nouvelles désespérantes. En cette morne saison, froide et humide, la crise économique mondiale et l'imminence d'un krach à côté duquel celui de 1929 n'était que (au choix) roupie de sansonnet, pipi de chat ou encore pet de lapin, enfin tant qu'il en reste.

La dépêche suivante, publiée dans Libération d'après l'AFP, mérite beaucoup plus d'attention que sa longueur ne le laisse supposer. Titre : Biodiversité: le grand déclin des mammifères. Va-t-on vers la fin des mammifères ? Voici la brève :

La moitié des espèces de mammifères sont en déclin et probablement un tiers sont menacés d'extinction, selon la liste rouge de l'Union mondiale pour la nature (UICN) publiée aujourd'hui à Barcelone. Une espèce de mammifères sur quatre est en danger de disparition, soit 1.141 sur 5.487 espèces recensées, précise l'UICN dans cette étude la plus complète jamais réalisée sur les mammifères. Mais la réalité pourrait s'avérer pire encore en raison d'un manque d'informations concernant 836 mammifères, a averti l'organisation qui tient son 4ème congrès jusqu'au 14 octobre à Barcelone.

«En réalité, le nombre de mammifères menacés d'extinction pourrait atteindre 36%», estime Jan Schipper, un expert de l'UICN, auteur principal d'un article à paraître dans la revue Science.

(Source AFP)

Pfffff ! Rien que çà ! Si l'extinction d'espèces est un processus naturel, il semble que les chiffres annoncés sont largement au-delà de ce processus normal. Et c'est un euphémisme. Bientôt, plus de gorilles de montagne, de chamois, de tigres, de coyotes ?

Quel est ce monde que nous nous préparons à laisser à nos enfants ? Ce monde qui, sur le plan social, économique et environnemental est en train de s'écrouler ? Ce monde qui ne sait plus où il va. Ce monde qui se dirige vers un avenir si incertain que les prévisions considérées autrefois comme les plus pessimistes se retrouvent aujourd'hui considérées comme d'un optimisme délirant ?

Vous dites ? C'est pas franchement terrible en ce moment ? Rassurez-vous, ça pourrait être pire.

Comme demain.

Légende image :

Dessin de Chris Madden.

- Une autre créature que l'on peut rayer de la liste des espèces en voie de disparition.... Elle est éteinte.

vendredi 26 septembre 2008

Les capitalistes, ça ose tout…

risk.jpgPour paraphraser Michal Audiard, les capitalistes, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît… Petite excursion au pays des subprimes et des déprimes…

La chute finale ?

L’économie étatsunienne et son dieu dollar (In God we trust…) domine le monde depuis quelques décennies. Le leadership (bon, je sais, c’est un anglicisme et la Loi Toubon… mais on parle des zuhessas) yankee repose sur un gouffre abyssal à côté duquel la dette des pays du Sud ressemble à une plaisanterie de cour de récréation. Mais pourtant la Fed’ et les organisations supranationales d’inspiration capitaliste (le FMI, la Banque Mondiale, l’OMC, dont deux sur trois sont tout de même dirigées –enfin dirigées, je me comprends…- par d’éminents camarades socialistes français) n’ont eu de cesse de marteler le marché, le marché et encore le marché comme une incantation divine au dieu dollar.

Les pays de l’Est, de l’Ouest, du Nord et du Sud qui, pour se voir octroyer des crédits par la BM et le FMI, ont du ratiboiser leurs « mammouths » étatiques en virant plus de la moitié de leurs fonctionnaires et en privatisant les services publics, voient aujourd’hui le dépositaire de l’économie capitaliste / libérale avancée nationaliser à tour de bras les banques américaines pour éponger les pertes desdites banques seront-ils plongés dans les affres du doute ? Rien n’est moins sûr, à l’image du discours de notre omniprésident à Toulon.

C’est pas bien mais ça pourrait être pire…

Donc, le mari de Carla Bruni a voulu dire sa vérité aux Français. Le capitalisme effréné, basta ! Vive le capitalisme entrepreneurial, à bas le capitalisme financier !

Bravo, monsieur le Président. Mais les propos tenus ne sont-ils pas en contradiction avec la volonté de poursuivre et d’accélérer les sacro saintes « réformes » qui sont toutes depuis un peu plus d’un an d’inspiration libérale (et je reste poli) ? La casse de l’école publique, la privatisation de la Poste, le bouclier fiscal, j’en passe et des meilleures, ne sont pas à proprement parler dans la nouvelle ligne prônée par George Dobelyou, à savoir redonner à l’état un rôle de régulateur.

On nous promet donc des jours terribles où le pouvoir d’achat va se muer en impuissance d’achat. Il va falloir se serrer la ceinture davantage, mais de combien de crans ? Heureusement, Nicolas Sarkozy et ses amis de la grande distribution, Michel-Édouard Leclerc en tête se battent pour sauvegarder notre pouvoir d’achat (c’est écrit dans leurs pubs, vous dire si c’est vrai !).

Nationalisons les pertes…

…et privatisons les profits. Voilà la façon dont les capitalistes qui adorent le mot « risques » (qu’ils prétendent prendre en investissant) ont trouvé pour nous permettre de partager ces risques et de vivre enfin une vie aussi trépidante que celle d’un broker de Wall Street ou du Palais Brongnard. Quelle chance, nous, populace frileuse et souvent fonctionnaire, nous avons de pouvoir enfin vivre en vibrant au son du clairon du CAC 40 !

Je ne sais pas pour vous, mais l’année où, contribuables (en un seul mot) nous avons du renflouer le Crédit Lyonnais à cause d’une gestion pour le moins hasardeuse, j’ai eu, comme on dit trivialement, les boules que mes impôts (directs ou indirects) servent à payer les erreurs de notre avant-garde éclairée et capitaliste. Celle qui ne pouvait se tromper, par définition.

Le ridicule ne tue pas encore !

Alors, les gesticulations des dirigeants occidentaux vont-elles, outre brasser du vent, avoir des effets positifs sur l’avenir de l’économie mondiale ? Pour ma part, je me permets d’en douter. Lorsqu’on fait ou qu’on dit tout et son contraire, même relayé par des médias complaisants (là encore en un seul mot, quoique pour TF1, je m’interroge), le discours aura du mal à convaincre. Les atermoiements, reniements, changements soudains de cap, justifications plus ou moins vaseuses, dont nous sommes abreuvés ces derniers temps, ne prêteraient à sourire que si l’on était sûr que personne n’en souffrira. Et là, l’optimisme n’est pas forcément de mise.

Populations du Nord plongées dans la précarité ou citoyens du Sud englués dans un développement coincé par la fameuse (et même fumeuse) dette seront les premières à subir les effets de la crise économique mondiale comme ils sont déjà les premiers à subir les effets de la crise énergétique. D’autres s’en tireront grâce aux subsides de l’état. Ceux-là mêmes qui crachent sur l’état et le bien public. En économie, ce n’est pas forcément celui qui pisse contre le vent qui voit son pantalon taché d’urine.

Comme disait Coluche : « On dit que c’est la crise. Les pauvres deviennent plus pauvres et les riches plus riches. Je ne vois pas pourquoi on appelle ça la crise… ».

Wouah ! La crise…

jeudi 13 mars 2008

Alors, ça carbure ?

Emeute161007200.jpgIl est des coïncidences frappantes dans l’actualité. Alors que le prix du baril de pétrole dépasse pour la première fois le prix de 110 dollars (US of course), le PAM (Programme Alimentaire Mondial), agence de l’ONU, nous alerte à propos des problèmes posés par les agrocarburants.

Selon le PAM, «  Le changement d'orientation de nombreuses exploitations en faveur des biocarburants a détourné des terres de la chaîne alimentaire. Les prix des produits de base atteignent un tel niveau que le litre d'huile de palme en Afrique vaut ainsi autant que le litre de carburant. »

Nos technocrates comme nos gouvernants avaient cru trouver la solution en proposant le recours aux carburants d’origine végétale comme substitut au pétrole. L’idée pouvait paraître séduisante, vu le coût de l’or noir. Certes, quelques grincheux appelés communément « écolos » avaient noté les désagréments éventuels de cette solution miracle, mais comme d’habitude, ils n’avaient pas été vraiment écoutés.

Lire la suite...