Où quand Eva Joly mouche Henri Guaino...
Charles Pasqua est selon Henri Guaino "un grand républicain". La plume de Sarkozy qui a écrit notamment le fameux (et fumeux) discours dit "de Dakar" dans lequel le Président de la République Française annonçait en notre nom que " l'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire" possède-t-il toute sa lucidité ?
A en croire cet extrait d'un débat qui a opposé Guaino à Eva Joly vendredi dernier sur France Inter, le porte-plume présidentiel, ferme et définitif dans sa sentence, ne reconnaît pas les décisions de la Justice de son pays. Guaino maintient que selon lui Charles Pasqua serait un "grand républicain". Pour la candidate d'EELV, très pugnace : "çà, je ne peux pas le laisser dire. Monsieur Pasqua est un criminel".
La suite dans la vidéo ci-dessous.
L'occasion de lire ou relire ce billet intitulé : Et au tribunal, il se Pasqua ?

Voici la tribune d'Eva Joly à propos de
l'affaire "Karachi". Le point de vue de la députée européenne Europe
Ecologie... et ancienne juge d'instruction.
Les résultats en France des
européennes ne doit pas devenir au fil du temps qu’une péripétie de la vie
politique nationale. En effet, on a plutôt de plus en plus tendance à avoir la
mémoire courte et zapper les événements politiques à une fréquence de plus en
plus élevée. Outre le fait que la tendinite cérébrale guette, des enjeux plus
importants que ceux dont les medias se font l’écho sont à l’ordre du jour. Car,
oui, c’est la Crise, avec un grand C, la crise des crises…
Oh rage orange !
Au
moment où je commence à rédiger ce billet, nous sommes vendredi 5 et il est
23h45 soit 15 minutes avant la fin de la campagne officielle (plus d’affichage
ou de nouvelles publications, etc.). Plus que 15minutes pour vous livrer
quelques dernières impressions de campagne...
Ancien pro-européen convaincu,
François Bayrou est un mauvais perdant dans cette élection européenne 2009. Si
on ne peut affirmer avec certitude que la liste Europe Ecologie finira 3ème de
ce scrutin sur la simple foi d’un seul sondage, on ne comprend donc pas la
montée de sève de l’Agent Orange.
Par Daniel Cohn-Bendit et José
Bové
