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Tag - Françafrique

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mercredi 2 juin 2010

La Françafrique ? Quelle Françafrique ?

billet_13.jpgPlus forts que Mandrake le magicien, les thuriféraires de la Françafrique nous annoncent qu’elle n’existe plus, que c’est bien fini tout çà, que la rupture c’est la rupture, bref, que certains esprits chagrins feraient bien de crier en chœur avec nous, « la Françafrique, y’a plus !»…

Tout d’abord, les sommets franco-africains se sont appelés sommets « France Afrique » (en deux mots). Lorsque les médias se sont emparés du mot « Françafrique » (en un seul mot), à savoir le concept popularisé par le regretté François-Xavier Verschave -des relations obscures et parallèles entre la France et certains états africains dont la plupart étaient ses anciennes colonies- les sommets se sont appelés « Afrique France». C’est le syndrome de la poussière envoyée sous le tapis. Pour nos prestidigitateurs, l’équation est simple, plus de sommet « France Afrique » (en deux mots), plus de « Françafrique » !

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dimanche 25 avril 2010

Un hexagone et mille collines...

Rwanda_hills.jpgSamedi 24 avril avait lieu à Rouen la 16ème commémoration du génocide des Tutsi du Rwanda. Ce devoir de mémoire a regroupé plus de 60 personnes venues se remémorer la tragédie vécue par les Rwandaiss en 1994 et rendre un hommage aux résistants de Bisesero. Je suis intervenu dans cette soirée en tant que vice-président de Survie Haute-Normandie. J'ai rappelé les liens troubles que la France a entretenus avec le Rwanda et proposé quelques pistes pour qu'une réconciliatin entre les deux pays soit effective et réelle. Voici le texte de mon intervention.

Un peu d’histoire

Dès octobre 1990 et l’attaque du FPR à partir de l’Ouganda, l’implication de la France dans la politique rwandaise va devenir de plus en plus prégnante.

La France est impliquée au Rwanda depuis 1975, année pendant laquelle le gouvernement de VGE va signer des accords militaires avec le gouvernement Juvénal Habyarimana. De coopération entre les gendarmeries, le champ va s’élargir à la coopération militaire proprement dite à partir de 1990.

Plusieurs témoins, chercheurs ou journalistes ont rapporté des faits d’engagements de l’armée française aux côtés des ex FAR, déjà lors du mois d’octobre. Plus tard, entre 1990 et 1994, les militaires français se targueront d’être intervenus militairement pour stopper une colonne du FPR qui se dirigeait vers Kigali. Par exemple, il a été remarqué que le 5 octobre 1990, les militaires français participeront aux côtés des FAR au simulacre d’une attaque de Kigali, ce qui amènera à l’arrestation de nombreux Tutsi, parqués dans le Stade national.

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mardi 23 février 2010

Visite de Nicolas Sarkozy au Rwanda : action citoyenne

memorial_rwanda.jpgA l'occasion de la visite programmée pour jeudi 25 février du Président de la République au Rwanda, un collectif constitué d'associations, de politiques ou de personnalités du champ culturel lance un appel demandant aux autorités de l'état de faire enfin la lumière sur le rôle de la France dans le génocide des Tutsi.

Voici le texte de l'appel, le texte de la lettre "citoyenne" que chacun d'entre nous peut adresser à la Présidence, la liste des premiers signataires et le lien vers la pétition en ligne.

Texte de l'appel :

Le jeudi 25 février prochain, Nicolas Sarkozy se rendra au Rwanda. Ce sera la première visite d'un chef d'Etat français à Kigali depuis 1994, date du génocide des Tutsis et du massacre des Hutus qui s'y opposèrent.

Seize ans après, il est urgent que notre pays fasse la lumière sur le rôle exact que son gouvernement et son armée ont joué au Rwanda entre 1990 et 1994. Les responsabilités de la France dans ce drame apparaissent de plus en plus écrasantes aux yeux des historiens spécialisés, mais ceci reste un tabou profondément établi, à l'intérieur de nos frontières.

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mardi 2 juin 2009

Eva Joly, William Bourdon et les "Biens mal acquis"

Quand juges et avocats (enfin, une ex-juge et un avocat Eva Joly et William Bourdon) s'intéressent aux "Biens mal acquis", et bien cela donne un très bon reportage de Latélélibre.fr. A voir...

mercredi 27 mai 2009

Viva Nigeria !

nigeria.jpgLa République Fédérale du Nigeria a comme première particularité d’être le pays le plus peuplé d’Afrique par plus de 140 millions d’habitants dont près de 10 vivent dans l’ancienne capitale Lagos, deuxième ville d’Afrique après Le Caire. Mais le Nigeria, ce n’est pas seulement les Super Eagles ou Fela Anikulapo Kuti. C’est aussi le pétrole…

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dimanche 24 mai 2009

Biens mal acquis profiteront-ils toujours ?

bma.jpgQuelques chefs d’états africains commencent à se faire du souci quand à l’indépendance d’une partie de la Justice française. Ainsi, les présidents du Gabon, du Congo B ou de Guinée Equatoriale sont sous le coup d’une enquête pour « blanchiment » (oui, en Afrique, je sais…), « recel de détournement de fonds publics » ou encore « abus de biens sociaux » et « abus de confiance»…

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vendredi 3 avril 2009

La Françafrique à l’heure atomique

sarkongo.jpgLe Président Sarkozy aime les visites en coup de vent et peut-être encore plus lorsqu’il s’agit d’aller rendre visite à ses homologues africains. Son récent voyage au pas de course dans les deux Congo et au Niger en moins de 36 heures, outre le fait qu’il renforce l’image de Speedy Gonzales de la politique qui colle décidément au petit Nicolas, serait-elle révélatrice du nouveau visage de la Françafrique sponsorisée par Bolloré et Areva ?

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mercredi 8 octobre 2008

On n’est pas là pour se faire Angolais, on est là pour voir le défilé

angola.jpgLa Justice française nous réserve de temps en temps des bonnes surprises. En effet, telles des champions de plongée en apnée, les affaires « d’état » remontent parfois à la surface, précédées de bulles annonciatrices de cette remontée vers la lumière. L’affaire « Elf », celle des frégates de Taiwan, le procès de Pierre Péan pour racisme anti-tutsi ou, ces jours-ci, le procès dit de l’ « Angolagate » font parfois apercevoir la lumière au fond du tunnel de la face cachée de la Cinquième république, celle qui n’en finit pas de pourrir…

Imaginez un peu un procès constellée de stars confirmées de la politique bizness : un ancien ministre de l’intérieur (Charles Pasqua), un ancien conseiller photocopilleur d’un président défunt chargé de mission par Nicolas 1er (Jacques Attali), un fils du même feu président (Jean-Christophe Papamadit) ancien conseiller aux affaires africaines de son père, un marchand d’armes international ancien du KGB (Arcady Gaydamak), un autre marchand d’armes devenu ambassadeur auprès de l’Unesco (Pierre Falcone), un ancien préfet (Jean-Charles Marchiani), un ancien député UMP (Georges Fenech), un auteur de best-sellers, pardon de signatures de best-sellers (Paul-Loup Sulitzer)… Bref, du beau monde, 42 prévenus en tout, un vrai défilé.

Mais ce casting de rêve pour presse à sensation ne doit pas faire oublier le fond du problème. Une diplomatie parallèle, des affaires illégales et une morale douteuse. Car le procès de l’Angolagate n’est pas un procès de voleurs de poules ou même de scooters. Le trafic d’armes entre notre beau pays et celui du président Dos Santos, du chanteur Bonga ou encore de l’équipe footballistique des Palancas Negras, à savoir l’Angola, révèle bien des turpitudes commises en notre nom par une sorte de diplomatie parallèle. Les armes concernées ne sont ni des lance-pierres ni même des tazers, mais bel et bien des tanks (420), des hélicoptères (12), des navires de guerre (6) et des munitions plus ou moins conventionnelles (170.000 mines), le tout pour la coquette somme de 790 millions de dollars américains, une paille. Il est tout à fait permis d’estimer que cet afflux d’engins de mort au pays des diamants et du pétrole réunis a contribué à la prolongation de la guerre civile qui a tout de même fait plus d’un demi million de morts en 25 ans, sans compter les victimes mutilées par les combats ou les mines anti-personnelles.

Dans cette histoire macabre, on relèvera l’insistance des dirigeants de cette ancienne colonie portugaise à vouloir influer sur le cours d’une Justice hexagonale encore un tant soit peu indépendante du pouvoir politique en essayant de faire annuler ce procès qui risque d’écorner autant la Françafrique que l’Angola. On notera également que l’homme d’affaires Pierre Falcone s’est vu conférer par Luanda le statut d’ambassadeur auprès de l’Unesco (je n’invente rien) pour obtenir une immunité diplomatique de bon aloi. Quand à Arcady Gaydamak, son personnage de marchand d’armes international a certainement aidé Nicholas Cage à composer son rôle dans le film Lord of War. Pour Papamadit et Pasqua, on commençait à se languir de leur présence dans les prétoires, côté accusés.

Toute cette élite s’est trouvée un puissant allié : Nicolas Sarkozy himself. L’omniprésident qui s’est rendu à Luanda en compagnie du pédégé de Total, en juillet dernier a assuré ses hôtes de son soutien et promis que « Nous avons décidé de tourner la page des malentendus du passé ». Bref, amnésie internationale d’origine présidentielle. Car l’Angola est un des tous premiers, sinon le premier, réservoir africain de ce si précieux pétrole, mais aussi d’uranium, de diamants, et of course, de rétro-commissions. Heureusement, nos chères compagnies Total, Areva ou Thalès restent en embuscade pour mettre la main sur le magot.

Mais si l’Angola est riche, ce n’est pas le cas de tous les Angolais : espérance de vie de 41 ans, 40% de la population en dessous du seuil de pauvreté absolue, 62% sans accès à l’eau potable, 8 médecins pour 100.000 habitants ou encore 1.400 décès pour 100.00 habitants. Les Angolais ont certainement plus besoin de médecins, d’hôpitaux, d’adduction d’eau potable et de paix que de tanks, d’hélicos de navires de guerre, d’armes et de munitions.

Le mot de la fin à Pascale Robert-Diard, journaliste au Monde :

« Jacques Attali a déclaré 1,2 million d'euros de revenus (…) et un portefeuille de 500 000 euros. Moins que Pierre Falcone, qui situe ses revenus à 4 millions d'euros annuels, et évalue "à peu près" ses biens mobiliers au même montant. (…) Pour d'autres, la vie est devenue difficile. Jean-Christophe Mitterrand, fils aîné du défunt président de la République, est "hébergé chez sa mère" et n'a "aucun revenu et aucun patrimoine". Paul-Loup Sulitzer, confie que ses revenus annuels "ont considérablement baissé", pour s'établir à 62 000 euros. Quant à Jean-Charles Marchiani (…), il inaugure depuis quelques jours son statut de retraité du corps préfectoral, à 8 000 euros par mois ».

Comme dirait Alain Bashung, dont le dernier album s’intitule justement « Bleu Pétrole », leur petite entreprise ne connaît pas la crise…

Pour aller plus loin

- Le dossier de Survie sur l'Angolagate
- L'article du Monde de Pascale Robert-Diard

mercredi 7 mai 2008

Sarkozy et le sombre continent : un an de lésions dangereuses

sarkoafrique.jpgDifficile d’échapper en ce moment à l’inévitable bilan de la première année du règne de Nicolas Premier, tsarkozy de France, de Navarre, des dominions ultramarins et de la Françafrique. C’est donc avec un plaisir non dissimulé et la bonne (et mauvaise) foi qui caractérise ces billets que je vais tenter à mon tour de dresser un bilan de l’action gouvernementale, présidentielle et pipolitique de cette année écoulée à la lumière -noire, forcément- de l'Afrique

Ainsi donc, notre président, notons au passage que le « notre » devant président tient plus de la figure de style que d’une réalité, comment dire, réelle, « notre président », donc disais-je avant d’être interrompu par moi-même dans une digression coutumière, fête donc sa première année à la tête de l’Etat par un florilège de sondages tous pires les uns que les autres pour sa « grandeur » (si j’ose dire), ou tous meilleurs, et de plus en plus, si on se place dans un anti-sarkozisme primaire et ma foi de bon aloi.

En effet, le petit président, je dis « petit » vu sa taille dans les sondages, a commencé très tôt à rompre avec la rupture promise et annoncée. Sa sortie du Fouquet’s (fucket’s in english ?) pour monter dans un jet privé appartenant à Vincent Bolloré en direction de Malte où l’attendait le Paloma, yacht privé appartenant à Vincent Bolloré augurait mal de la volonté du candidat de rompre avec les « réseaux d’un autre temps » de la Françafrique.

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mercredi 23 avril 2008

« Le secours étranger arrive quand la pluie est passée », proverbe rwandais

wantedgenocide.jpgDepuis 1995, les mois d’avril sont difficiles à traverser. Chaque année qui passe voit s’éloigner dans le temps la terrible catastrophe humaine que fut le génocide des Tutsi du Rwanda de 1994. Cette année qui marque le quatorzième –triste- anniversaire d’Itsembatsemba semble s’ajouter aux autres dans une sorte de litanie des dates et du temps qui passe.

S’éloigner dans le temps, mais pas de la mémoire, car si les années qui s’accumulent voient notre perception évoluer ou changer, notre bon pays de France semble être bloqué dans le temps à cette époque honnie, la fin du vingtième siècle, qui semblait résumer ainsi quelques siècles de présence sur le continent africain.

La France qui a joué un rôle plus qu’important sur la destinée du Rwanda et des Rwandais campe sur sa position qui est de nier toute participation ou rôle dans la solution finale qui s’exerça sur la population du Pays des Mille Collines. Mieux ou pire, c’est selon, la France est aujourd’hui le seul pays avec lequel le Rwanda a rompu ses relations diplomatiques. Tout cela à cause d’un juge « politique » qui dirigea son enquête pour obtenir des faisceaux de présomptions parfois arrachées à des témoins qui estimèrent leurs témoignages au mieux incompris, au pire détournés.

Mais cela n’est que la partie émergée de l’iceberg d’indifférence qui, dans les hautes sphères de l’appareil d’état, a amené à considérer le génocide comme une sorte d’omelette faite à partir des œufs cassés de la souveraineté nationale du Rwanda, de la théorie militaire de la guerre dite révolutionnaire, de la défense d’une fantasmée francophonie politique, des droits humains ou encore tout simplement du respect de la vie.

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vendredi 4 avril 2008

Abidjan by night et gauche caviar : Jack Lang fait la teuf avec Gbagbo

Difficile de résister à l'envie de vous montrer cette vidéo montrant Jack Lang dansant le coupé décalé dans une boîte de nuit à Yopougon, quartier festif d'Abidjan spécialement la nuit... La Françafrique version "gauche caviar" dans toute sa splendeur.

Jack Lang, de plus en plus coupé décalé, coupé du peuple et décalé des réalités ?

samedi 22 mars 2008

De « Bockel : la fin de la Françafrique » à... « Françafrique : la fin de Bockel »

billet_13.jpgIl n’y a pas si longtemps, les journaux titraient sur « Jean-Marie Bockel veut la fin de la Françafrique » ou quelque chose d’approchant. Fin de la récréation, Nicolas Sarkozy a envoyé le secrétaire d’état de l’ouverture aux Anciens Combattants. Le blairiste N°1 français est-il devenu pour autant un ancien combattant contre la Françafrique ?

Ouverture, rupture, fermeture

Jean-Marie Bockel, ancien du PS (forcément archaïque…) et nouveau de la « Gauche Moderne » (forcément… moderne), et l’une des figures de proue de l’ouverture n’a plus le vent en poupe. Pour avoir voulu relayer des propos de campagne de Nicolas Sarkozy en termes politiques, l’éphémère secrétaire d’état chargé de la coopération et de la Francophonie a donc rendu son portefeuille car, nous informe le bien informé Figaro, ses propos auraient déplu a quelques dictateurs africains, en tête desquels le doyen Omar Bongo.

Cela suffit-il à en faire une sorte de martyr sacrifié sur l’autel de la realpolitik franco-africaine ?

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