Chroniques d'un monde malade

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Tag - Françafrique

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jeudi 17 janvier 2013

A Malien, Malien et demi…

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On en parlait depuis quelques mois, ça y est, la France a lancé son attaque au nord Mali contre les différents mouvements intégristes. Tous mobilisés contre l’ennemi. Les chaînes d’information continue ont revêtu leur tenue de combat. Et la classe politique toute entière applaudit…

Toute, non ! Quelques irréductibles résistent encore et toujours à l’appel de la fleur au fusil. Mais ces quelques voix discordantes semblent perdues dans un maelstrom cathodique et éditorial ne laissant aucune place aux déserteurs, aux tire-au-flanc et autres esprits chagrins qui ne sont pas si convaincus que çà par la guerre, pardon, par les opérations en cours au pays d’Amadou et Mariam qui chantent les beaux dimanches de Bamako.

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mercredi 17 octobre 2012

Les Francofolies de Kinshasa

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Le président de la République française s’est rendu la semaine dernière en République presque Démocratique du Congo pour assister à un sommet. Le choix du lieu a été décrié et la question s’est posée : fallait-il y aller ?

François Hollande se serait-il rendu dans la capitale congolaise pour aller porter à la ministre des Français de l’étranger la facture de son voyage en jet privé ? Il Rien n’est moins sûr, car il a été vu auprès de son « hôte », le Président-Fils Kabila. Le compagnon de Valérie T., tweeteuse de choc plus que de chic, assistait en fait au sommet de l’OIF, l’Organisation internationale de la Francophonie, une sorte de « machin » comme aurait dit De Gaulle.

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mercredi 28 septembre 2011

Bourgi/Wade : même pas mal…lette !

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Dans le monde merveilleux des commissions et rétro commissions, notre légionnaire d’honneur Robert Bourgi se lance dans le rétro pédalage. Wade ? Pas Wade ? Comme Chirac, Bourgi aurait-il lui aussi la mémoire qui flanche ?

On ne sait pas si le sieur Bourgi est lui aussi victime d’anosognosie, mais pas besoin d’être un neurologue confirmé (j’ai bien dit neurologue, pas urologue, on ne parle pas de DSK) pour souffrir, disais-je avant d’être interrompu par moi-même, de troubles de la mémoire. Ainsi, dernièrement, après son numéro de lâcher de ballons, Robert Bourgi qui a balancé à tout va quelques noms comme Chirac ou Villepin, aimablement surnommé Mamadou par lui-même et le Cannibale de Lewaï (a.k.a. El Hadj Omar Bongo Ondimba) vient de se souvenir que, non, tous comptes faits, finalement, en réfléchissant bien, le bon Abdoulaye Wade, n’a pas participé à la chasse au trésor transcontinentale en fournissant lui aussi gracieusement de belles mallettes garnies copieusement de jolis billets de banque, tout neufs et bien craquants.

Le Sénégal et l’Elysée respirent. Surnommé Télé-Toukki-Touba, l’ancien avocat n’a donc pas envoyé dans l’ancienne métropole de bagages à main ou de djembés truffés aux devises. C’est donc tout à l’honneur de Robert Bourgi de reconnaître ses erreurs, de revenir sur ses déclarations et de laver de tout soupçon quelqu’un dont on connaît le travail quotidien contre la corruption ou les abus de pouvoir et son goût pour l’art nord-coréen.

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mercredi 16 février 2011

Bienvenue au Ministère des Affaires Etranges

minafet.pngAlors que l’ensemble du monde arabo musulman bouge, frémit, manifeste, twitte, se soulève, déboulonne les dictateurs, bref, révolutionne, il semble que dans la France d’aujourd’hui, rien ne bouge, ne frémit ou ne change. Mise en cause pour ses relations ambigües avec l’ancien régime tunisien, la ministre française des affaires étrangères essaie de rester droite dans ses bottes de plus en plus étroites et crottées…

Le vilain petit Canard a encore frappé. Pendant que l’organigramme de l’UMP tombe sur le dos de DSK (qu’il a d’ailleurs assez large) en ressortant de vieux arguments qui frappèrent en 1936 Léon Blum et fleurant une odeur nauséabonde dont ce gouvernement raffole et refoule, on apprend que les parents de Madame le Ministre ont continué à faire des affaires avec le dénommé Aziz Miled pendant les émeutes qui épargnèrent la charmante localité de Djerba, ses plages, ses hôtels de luxe et ses touristes étrangers en goguette. Mais si ces révélations ne semblent pas ébranler un gouvernement sourd à défaut d’être muet, l’accumulation des gaffes de Sainte-Michelle en et sur la Tunisie, comparable à l’accumulation des biens par ses parents commence sérieusement à poser questions et problèmes à la fonction ministérielle qu’elle occupe.

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mercredi 9 février 2011

www.tour-operator.gov.fr

MAM-JET1.pngLes ministres aussi partent en vacances. Et pas n’importe lesquelles. Tant mieux pour eux. Seulement leurs agences de voyages ne sont pas ouvertes au citoyen lambda. Et là, tant pis pour nous…

Souvenez-vous. C’était le 6 mai 2007. Le Président lui-même avait montré la voie, avant même qu’il ne soit intronisé et au sortir d’une si belle fête au Fouquet’s pour les happy fews pendant que le bon peuple, celui de l’UMP se bougeait les miches sur la place de la Concorde sur les rythmes endiablés des plus grands succès de Mireille Mathieu, d’Enrico Macias ou de Doc Gynéco. Ce fut une belle soirée, complète, stylée, bien dans le ton donné par le nouveau tsar, Nicolas 1er.

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mercredi 8 décembre 2010

Les fuites, l’Amérique et la Françafrique

dripping-tap.jpgLorsque le wiki fuite, rares sont ceux épargnés par les gouttes. La publication de 250 000 notes et télégrammes politiques, diplomatiques et militaires par les trublions du web nous apporte quelques informations nous montrant comment les Etats-Unis voient la Françafrique. Réalité ou réalité made in USA ?

Ainsi, plusieurs quotidiens et non des moindres ont été les récipiendaires choisis par les hacktivistes de l’info. On y compte les prestigieux Guardian, El Pais, New York Times ou encore le teuton Der Spiegel. Dans notre bon pays de France dans lequel la police court toujours après les sans papiers armée de tazers (la police, pas les sans papiers), c’est le journal Le Monde qui a été choisi. Depuis plusieurs jours, ce quotidien vespéral publie ce qu’il appelle les « décryptages ». Dans son édition du dimanche 5 décembre, un gros titre en une annonce « La Françafrique sous l’œil du Département d’Etat américain ». Pour ne rien vous cacher et pour ceux qui ne sauraient pas, le Département d’Etat est l’équivalent de notre Ministère des Affaires Etrangères, dont on aurait même pu dire « Kouchner en moins », il y a encore quelques semaines, donc on s’abstiendra.

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samedi 27 novembre 2010

Burkina : élections, pièges à … ?

supporters-burkina.jpgAlors que les élections présidentielles en Côte d’Ivoire et en Guinée (Conakry) ont mobilisé l’attention du fait de scrutins qui paraissaient serrés et incertains, l’élection présidentielle au Burkina Faso n’a pas déchaîné de mobilisation journalistique. La faute à un scrutin joué d’avance ?

C’est un fait : cette élection n’a pas revêtu la même portée symbolique au Pays des Hommes Intègres que chez ses voisins ivoiriens ou guinéens. Certes, dans ces deux derniers pays, le caractère du scrutin après moult annulations et reports était une sorte de test pour renouer avec un processus de démocratisation après des conflits civils. Au pays du regretté Thomas Sankara, dont le nouveau président est aussi l’ancien et ce depuis 1987, soit 23 ans, égrenant une litanie de dates (1991, 1998, 2005 et 2010) toutes plus funestes les unes que les autres en ce qui concerne l’idéal démocratique. Mais notre Blaise qui, à l’aise, gagne toutes les élections auxquelles il se présente, a de l’expérience et sait comment faire pour conserver un pouvoir acquis par le sang. Commençons par les cartes d’électeur : celles-ci ont été déclarées non-conformes par le tribunal administratif du Burkina. Ce préambule a certainement contribué à décourager les volontés citoyennes, puisque ce sont moins de la moitié des électeurs qui pont fait la démarche d’aller s’inscrire sur les listes électorales du Faso. Faisons les comptes : sur les sept millions d’électeurs potentiels, moins de la moitié s’est inscrite (soit entre trois millions et trois millions et demi). De la même manière, sur ces trois millions d’inscrits, un peu plus d’un million et demi se sont déplacés pour voter. A chaque étape, une perte de la moitié des électeurs potentiels : un véritable quart-monde de la démocratie !

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