
Il y aura bientôt 18 ans, un million de Rwandais qu’ils soient batusi, bahutu ou batwa, étaient tout bonnement éliminés par une idéologie génocidaire que l’on croyait à jamais disparue de la surface de la terre. Depuis, la recherche de la vérité a failli être sacrifiée sur l’autel de la raison ou de la déraison d’état…
Mais, comme le dit le proverbe rwandais, « la vérité passe à travers le feu mais ne se brûle pas ». En effet, il existe dans le monde un petit village d’irréductibles Gaulois, peuplé de politiques, de diplomates, de militaires, de juges à la retraite, d’éditorialistes, de journalistes, etc. qui résiste encore et toujours à l’expression de cette même vérité. Ce petit village possède une potion magique qui lui a permis depuis près de 18 ans d’endormir et d’enfumer l’opinion publique française. Cette potion, au goût amer, aura durant tout ce temps apporté des aigreurs d’estomac à celles et ceux qui restent attachés à des valeurs anachroniques comme l’honnêteté, la curiosité citoyenne… Car, la France est le seul pays occidental, voire du monde, où la remise en cause de la réalité du génocide des Tutsi du Rwanda de 1994 a été, et est encore, ne pêchons pas par excès d’optimisme, une spécialité locale.




Les Japonais n’ont pas toujours de la
chance. En effet, après les positions guerrières de l’empereur qui virent le
Japon se lancer aux côtés de l’Allemagne nazie et les bombardements d’Hiroshima
et Nagasaki, le pays du soleil levant qui fit, en raison de son insularité et
de son manque d’énergies fossiles d’une part, et certainement en fonction des
pressions américaines lors de la reconstruction du pays d’autre part, le choix
du « tout nucléaire », choix comparable à celui de la France, se retrouve
en position très inconfortable. Les habitants des régions atteintes par le
tremblement de terre puis le tsunami sont-ils en train de recevoir une triple
peine : le danger du nucléaire ?.
Quelques dizaines d’heures
avant la chute finale de Ben Ali, la Ministre des Affaires Etrangères, digne
successeure de son prédécesseur a commis une belle bévue. Encore de quoi
rehausser le prestige de la France aux yeux du monde !
Le monde, la société dans lesquels on
vit ou essaie de survivre, c’est selon, est magique. La misère appelle la
misère et l’argent appelle l’argent. C’était déjà vrai avant 2011, c’est encore
plus vrai chaque jour. On serait tenté de dire que le monde est bien fait,
prévisible, mais également injuste… Le tout illustré par trois exemples récents
et éventuellement antinomiques...
Après le décès le 30 novembre dernier
de Mahamadou Marega qui est décédé suite à l’utilisation du Tazer, un homme de
43 ans qui est mort d’un tir de Flash ball le 13 décembre à Marseille. Faut-il
continuer à considérer ces armes comme « non létales » ou les
considérer comme des « armes non létales létales »
?
Alors que les élections
présidentielles en Côte d’Ivoire et en Guinée (Conakry) ont mobilisé
l’attention du fait de scrutins qui paraissaient serrés et incertains,
l’élection présidentielle au Burkina Faso n’a pas déchaîné de mobilisation
journalistique. La faute à un scrutin joué d’avance ?
Épisodiquement, et même
sporadiquement, notre sémillante Rama Yade tire à vue contre « son »
président. Pour ensuite mieux se rétracter. Bref, avec Mme Yade, la politique,
c’est du sport ! Ambiance, avec Rama Yade… Lajoie !
Plus forts que Mandrake le magicien,
les thuriféraires de la Françafrique nous annoncent qu’elle n’existe plus, que
c’est bien fini tout çà, que la rupture c’est la rupture, bref, que certains
esprits chagrins feraient bien de crier en chœur avec nous, « la
Françafrique, y’a plus !»…
