Chroniques d'un monde malade

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Tag - anti -colonialisme

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mercredi 12 juin 2013

Y’a bon au pays du racisme normal

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Comme chaque année depuis 2009, l’association Les Indivisibles a remis ses trophées appelés les « Y’a bon Awards » à quelques personnalités dont les propos sont certainement plus hauts en couleur que leur entourage…

Ainsi, pour la 5ème cuvée de trophées récompensant, si j’ose dire, les sorties racistes les plus significatives de notre personnel politique et médiatique, Les Indivisibles avaient réuni un jury comprenant Pascal Boniface, Rony Brauman, Denis Robert, Aya Cissoko, Marco Prince Mireille Fanon-Mendès-France, et quelques autres, cinéastes, journalistes ou musiciens. Après certainement d’intenses cogitation, le jury a donc désigné les « vainqueurs » des prix 2013. On notera qu’aucune véritable surprise n’apparaît dans ce palmarès et que pour l’association, le racisme est « toujours normal sous une présidence normale ».

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mercredi 15 février 2012

Le prix du colonialiste de l’année revient…

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Comme chaque année, lors de la semaine anticoloniale, le prix du colonialiste de l’année sera décerné aux plus méritants des esprits, si j’ose dire, coloniaux. Cette année encore la bataille fait rage. Dans la si belle France de Sarkozy 1er, il y a de la concurrence et l’embarras du choix…

Organisée par l’association Sortir du colonialisme depuis 2008, la semaine anticoloniale se termine en point d’orgue avec la remise du prix du colonialiste de l’année dont le vainqueur ne vient jamais chercher son prix. L’an dernier, Brice Hortefeux l’avait emporté d’une courte tête sur Michelle Alliot-Marie, alias MAM. Les deux faisaient la paire puisqu’ils n’ont ni l’une ni l’autre survécu au remaniement ministériel du 27 février 2011.

Cette année encore, la lutte est serrée. En effet, outre que les nominations se sont ouvertes à de jeunes espoirs, on remarquera que la concurrence dans le domaine de l’abjection raciste et coloniale est forte. Le climat nazi ah bon, qui peut se prononcer également nauséabond favorise l’émulation entre les thuriféraires du régime. Mais si cette ambiance si propice pourrait retomber l’an prochain en cas d’alternance rose, gageons que l’esprit colonial si cher au cœur de notre grande nation survivra. D’ailleurs, Laurent Fabius a déjà pris une longueur d’avance en allant présenter ses hommages au président gabonais Ali Bongo. Bref, le réservoir à pulsions coloniales n’est pas près de se tarir comme on dit à l’heure du thé à la menthe au Caire…

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samedi 27 novembre 2010

Burkina : élections, pièges à … ?

supporters-burkina.jpgAlors que les élections présidentielles en Côte d’Ivoire et en Guinée (Conakry) ont mobilisé l’attention du fait de scrutins qui paraissaient serrés et incertains, l’élection présidentielle au Burkina Faso n’a pas déchaîné de mobilisation journalistique. La faute à un scrutin joué d’avance ?

C’est un fait : cette élection n’a pas revêtu la même portée symbolique au Pays des Hommes Intègres que chez ses voisins ivoiriens ou guinéens. Certes, dans ces deux derniers pays, le caractère du scrutin après moult annulations et reports était une sorte de test pour renouer avec un processus de démocratisation après des conflits civils. Au pays du regretté Thomas Sankara, dont le nouveau président est aussi l’ancien et ce depuis 1987, soit 23 ans, égrenant une litanie de dates (1991, 1998, 2005 et 2010) toutes plus funestes les unes que les autres en ce qui concerne l’idéal démocratique. Mais notre Blaise qui, à l’aise, gagne toutes les élections auxquelles il se présente, a de l’expérience et sait comment faire pour conserver un pouvoir acquis par le sang. Commençons par les cartes d’électeur : celles-ci ont été déclarées non-conformes par le tribunal administratif du Burkina. Ce préambule a certainement contribué à décourager les volontés citoyennes, puisque ce sont moins de la moitié des électeurs qui pont fait la démarche d’aller s’inscrire sur les listes électorales du Faso. Faisons les comptes : sur les sept millions d’électeurs potentiels, moins de la moitié s’est inscrite (soit entre trois millions et trois millions et demi). De la même manière, sur ces trois millions d’inscrits, un peu plus d’un million et demi se sont déplacés pour voter. A chaque étape, une perte de la moitié des électeurs potentiels : un véritable quart-monde de la démocratie !

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mercredi 24 novembre 2010

Rouen : Couleur Chocolat

aime_cesaire.jpgDe plus en plus, les collectivités locales font appel au gentil mécénat des gentilles sociétés nous vendant à longueur d’année et de pages de publicité papier, télé ou radio leur biens de consommation. Connaissant leur philanthropie, leur désintéressement et quelques niches fiscales, devons-nous applaudir ou pleurer ?

Ce n’est un secret pour personne : les collectivités locales sont en manque d’argent, de pognon, de flouze, d’oseille, d’espèces sonnantes et trébuchantes, bref de fric. Lorsque le nerf de la guerre vient à manquer, toutes les recettes pour équilibrer un budget ou réaliser un projet sont bonnes à prendre. C’est donc logiquement et en toute bonne conscience comptable que mairies, communautés de communes ou autres se tournent alors vers le privé, en langage rouge, le grand capital, pour engranger patates et autres pépettes.

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