logement.jpgLe Conseil de l’Europe a rendu un avis préoccupant sur le logement en France. En effet, cet organe transeuropéen a décerné un certain nombre de mauvais points en ce qui concerne le logement social dans notre pays. Ceci à la suite de réclamations posées par ATD Quart Monde et par la Fédération des associations nationales de travail avec les sans-abri (Feantsa).

Il existe une charte des droits sociaux en matière de logement, censée être respectée par les pays membres. La France ne respecte pas plusieurs dispositions de cette charte. Si l’« insuffisance manifeste » du nombre de logements sociaux est structurelle (mais également politique), d’autres violations de cette charte concernent les procédures d’expulsion et leur mise en œuvre, l'offre insuffisante de logements à un coût accessible pour les plus pauvres, les modalités d'attribution des logements sociaux qui manquent "d'équité et de transparence", le faible nombre d'aires d'accueil pour les gens du voyage et la construction insuffisantes de logements sociaux, ou encore « l'insuffisance, au niveau des municipalités, des capacités d'accueil de jour et d'hébergement de nuit adaptées aux différentes situations ».

Voilà pour le décor général. Sur un plan local, on remarquera que notre commune de Bois-Guillaume est tout à fait conforme sur plusieurs plans à ce constat. L’ « insuffisance manifeste » de l’offre de logements sociaux sur le territoire de la commune n’est un secret pour personne, de la préfecture de Seine-Maritime à Emmaüs, en passant naturellement par les citoyens qui voudraient habiter dans notre bonne ville et bénéficier d’un logement de type aidé sans vouloir forcément accéder à la propriété.

Certes, ce constat qui contextualise sur le territoire national les manques ou les violations constatés ne doit pas absoudre la majorité municipale actuelle du déficit chronique qui fait que notre ville ne respecte pas la loi SRU. S’il est urgent que la majorité municipale rétablisse l’équilibre, mes collègues socialistes du groupe Progrès Solidarité Ecologie et moi-même (l’écolo de service ?) ne sommes pas optimistes. Les premiers projets structurants de la « nouvelle » équipe municipale aux commandes, à savoir le transfert de l’institution privée Rey sur notre commune ou encore la possible implantation d’un practice de golf agrémenté d’un –modeste ?- 9 trous, les deux projets sur des terrains actuellement communaux, semblent vouloir nous indiquer les priorités qui seront développées sur la mandature 2008-2014. Bref, la mixité sociale ne semble pas une priorité.

Si on aime bien généralement avoir raison, dans ce cas on aimerait pouvoir se tromper et être démentis dans les futurs actes et décisions de la majorité municipale…


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